Montréal au rythme des festivals

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Montréal, métropole culturelle. C'est du moins la prétention de la ville, qui s'affiche comme un lieu de prédilection pour les festivals, particulièrement en été. Alors que plusieurs événements, comme le Jazz, dévoilent leur programmation ces jours-ci, une enquête récente fait le portrait des festivals de musique au Québec. En voici les faits saillants.

«Mon pays, ce n'est pas un pays...»

Complétez la phrase: «Mon pays, ce n'est pas un pays...» C'est l'hiver! Et pourtant, la vaste majorité des festivals musicaux du Québec se déroulent en été. Étant donné la popularité des spectacles extérieurs, il n'est pas étonnant que 84 % des événements du genre se tiennent de juin à septembre. En Finlande, ce pourcentage est de 95 %.

Le rêve de la banlieue

Si on associe les festivals musicaux aux grands centres, comme Montréal et Québec, on en retrouve aussi dans les régions éloignées. Pensons notamment au Festival en chanson de Petite-Vallée ou au Festi Jazz international de Rimouski, qui fonctionnent à plein régime depuis plusieurs années. Quand on les compare à l'offre que l'on retrouve en banlieue, leur programmation pourrait en faire rougir certains.

Un mot: gratuit

Voici le mot qui résume à lui seul le succès des festivals musicaux au Québec: la gratuité. En effet, les spectacles gratuits rassemblent 55 % de l'ensemble des gens qui se déplacent pour y participer. Le nombre total de spectateurs qui assistent à un festival musical varie toutefois d'une ville à l'autre. En moyenne, l'assistance peut passer de 3000 personnes pour l'ensemble de l'événement à près de 2 millions.

65

C'est le nombre de festivals musicaux présentés aux quatre coins du Québec. En moyenne, ces événements - d'une durée d'environ 10 jours - programment 95 spectacles chacun.

Un phénomène récent

Les grands festivals, avec leurs spectacles à l'extérieur, font partie de l'histoire récente au Québec. Au début du XXe siècle, quelques événements se déplaçaient de ville en ville. Mais l'inauguration de la Place des Arts, en 1963, a donné à la ville un haut lieu de rassemblement pour les amateurs de musique. C'est là, entre autres, que s'est produit, du 8 au 13 juin 1964, Nat King Cole. À l'époque, le billet le moins cher se vendait 2 $, alors que les meilleures places s'envolaient à 6,50 $.

Le «pop-rock» à l'honneur

Les festivals musicaux sont souvent catégorisés selon leur style musical. Au Québec, les festivals «pop-rock» représentent 37 % des événements du genre, ce qui les place au premier rang par rapport aux autres styles, comme le jazz, à 23 %. En Europe, la situation est tout autre. La musique classique représente 39 % de tous les festivals musicaux, suivie par la pop, à 25 %.

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Source: Survol. Bulletin de la recherche et de la statistique du gouvernement du Québec. L'étude «Les festivals de musique du Québec: résultats d'une enquête» est fondée sur la participation de 43 festivals musicaux québécois à une enquête par sondage. L'enquête québécoise a été réalisée dans le cadre du projet de recherche international FeStudy.

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