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Mondial de Laval: divergences entre Gregory Charles et la nouvelle administration

Certaines municipalités ont courtisé Gregory Charles.... (Photo Marco Campanozzi, archives La Presse)

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Certaines municipalités ont courtisé Gregory Charles.

Photo Marco Campanozzi, archives La Presse

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Le 10e Mondial de Laval pourrait bien avoir été le dernier. La «frilosité» de la nouvelle administration municipale, selon Gregory Charles, et une reddition de comptes lacunaire, dit la Ville de Laval, expliquent en partie que les partenaires remettent tous deux en question la tenue de cet événement.

«L'administration en place a clairement la volonté d'être extrêmement transparente et systématique. Et c'est très bien, mais de toute évidence, on comprend mal ce qu'est le showbizz. Ils sont très by the book», a expliqué Gregory Charles en entrevue à La Presse.

Des divergences sont apparues dans les mois précédant l'ouverture du Mondial 2014, en juin dernier, concernant le nombre d'artistes d'envergure internationale qui seraient à l'affiche. Les «discussions ont été difficiles» sur l'application de l'entente avec la Ville, reconnaît M. Charles. «Le protocole était clair, mais le showbizz exige de la flexibilité», souligne-t-il.

Selon ce dernier, c'est le prix à payer pour offrir un événement culturel dynamique. «Sinon, on tombe dans la frilosité. Et on ne peut pas avoir des partenaires qui se dégonflent», précise Gregory Charles.

Quand La Presse demande à M. Charles si la collaboration de la Ville était plus simple sous le règne de Gilles Vaillancourt (aujourd'hui accusé de gangstérisme), Gregory Charles ne se défile pas. «Je n'ai pas peur de l'association qu'on peut faire avec Vaillancourt. Je ne fais pas de bataille politique. Mais on a vécu avec une administration municipale qui avait de grandes ambitions et qui voulait mettre Laval dans le circuit des villes importantes. Il faut constater qu'il y a eu un changement de garde à l'hôtel de ville et qu'il n'y a plus la même vision. Je ne fais aucun reproche. C'est un constat», soutient-il.

De son côté, le maire de Laval, Marc Demers, affirme que l'investissement dans le Mondial fera l'objet d'une analyse serrée de la part de l'administration. «Laval a les moyens d'avoir un événement comme le Mondial, qui est une vraie réjouissance. Mais il faut savoir à quoi sert l'argent des contribuables et où il va. Quand on va renégocier avec Gregory Charles, on aura d'autres normes de reddition de comptes. Ce n'est pas un reproche puisque c'était la façon de faire avant», explique M. Demers, qui ajoute: «Depuis qu'on occupe les bureaux de l'hôtel de ville, ce ne sera pas la première remise en question ni la dernière.»

Offre de déménagement

La réflexion entreprise de part et d'autre a incité d'autres municipalités à courtiser Gregory Charles. Ce dernier ne s'en cache pas, mais demeure discret sur les offres qui sont sur la table. Chose certaine, la Ville de Québec n'est pas du nombre.

Le Mondial pourrait donc prendre un nouvel envol dans un autre lieu. Le manque d'infrastructures à Laval alimente cette hypothèse. Le problème du calendrier des spectacles, qui chevauche celui des FrancoFolies de Montréal, comme l'a récemment souligné Gregory Charles, fait également partie de la réflexion pour la suite des choses. Il faudrait qu'il y ait une concertation des grands festivals, avance-t-il.

Mais il y a plus, admet le fondateur de l'événement imaginé pour diffuser et mieux faire connaître le chant choral. Gregory Charles fait un «mea culpa personnel» sur le choix stratégique qui a été fait il y a trois ans de «se coller davantage au modèle à succès de Québec avec de grands spectacles». «C'est une décision douteuse qui a eu comme conséquence d'effriter la clientèle qu'on avait gagnée avec des spectacles des choeurs», dit-il.

Le Mondial a connu une croissance soutenue pendant sept ans avant de stagner. Depuis l'année dernière, l'événement subit une régression, constate M. Charles.

Le maire Demers souhaite tout de même que le Mondial reste à Laval, d'autant que la ville s'apprête à célébrer les 50 ans de la fusion des 14 municipalités de l'île Jésus. «Ce serait normal que Gregory Charles et la Corporation des fêtes se parlent», indique-t-il.

Aide financière accordée par la Ville de Laval, année par année

2009: 873 510$

2010: 964 000$

2011: 1 014 000$

2012: 1 600 000$

2013: 1 300 000$

2014: 1 355 000$




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