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Allégations d'abus de pouvoir visant Gilbert Sicotte

Gilbert Sicotte... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Gilbert Sicotte

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

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L'acteur et professeur Gilbert Sicotte a été suspendu par la direction du Conservatoire d'art dramatique de Montréal après qu'une ex-étudiante eut allégué avoir été victime d'abus de pouvoir de la part de l'enseignant, rapporte Radio-Canada.

Vingt personnes ont confié à Radio-Canada avoir été victimes ou témoins d'abus de pouvoir, de harcèlement psychologique et de violence verbale exercés par Gilbert Sicotte entre 1991 et 2017. C'est après la plainte faite par une finissante il y a trois semaines pour des évènements qui seraient survenus il y a dix ans que la direction a suspendu le comédien, le temps de faire enquête. 

Une quinzaine d'ex-étudiants ont souhaité préserver leur anonymat, mais quelques autres ont accepté de témoigner à visage découvert. C'est le cas de Ksenia Sysolyatina, 23 ans, qui a fait son entrée au conservatoire en septembre 2016. Elle allègue avoir été victime d'abus de pouvoir et de harcèlement psychologique de la part de son professeur, Gilbert Sicotte. 

«Il m'a dit : "Tu sais que tu as le droit de t'en aller et que personne ne va te retenir ici". Tu te sens complètement humiliée, petite. Et tu ne peux rien dire», a-t-elle relaté au journaliste Louis-Philippe Ouimet. Elle affirme avoir subi d'autres excès de colère de l'acteur et s'en être plaint à la direction de l'établissement. 

Elle aurait ensuite reçu une lettre lui demandant de changer son comportement et a finalement été renvoyée du conservatoire, écrit Radio-Canada. D'autres étudiants rencontrés font état de positions plus nuancées, affirmant notamment que Gilbert Sicotte est «le meilleur professeur», mais aussi «la personne la moins pédagogique». 

Gilbert Sicotte réagit

L'acteur a réagi aux allégations exposées dans le reportage. «L'exigence n'est pas la maltraitance [...] Je mets la barre haute pour tous les étudiants», a-t-il confié en entrevue à Radio-Canada, se défendant d'avoir voulu «humilier» ou «casser» ses étudiants, mais n'exclut pas d'avoir «sans doute crié après quelqu'un qui n'écoute pas ou qui n'apprend pas son texte». 

Le Conservatoire d'art dramatique de Montréal s'est doté d'une politique contre le harcèlement, l'intimidation et la violence en décembre 2016.




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