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Mirador : les faiseurs d'images inquiets... de leur image

La série Mirador, diffusée à Radio-Canada à partir... (Photo: André Tremblay, La Presse)

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La série Mirador, diffusée à Radio-Canada à partir du 6 janvier, plonge le téléspectateur dans l'univers des relationnistes. Ici, Patrick Labbé, David La Haye, Marie-Eve Milot et Steve Laplante sur le plateau du tournage.

Photo: André Tremblay, La Presse

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Rentrée télé hiver 2010

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Rentrée télé hiver 2010

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Les faiseurs d'image s'inquiètent... pour leur image. Intrigués par la diffusion prochaine de Mirador, une série télévisée de la SRC qui fait une véritable incursion dans l'univers des relations publiques, plusieurs d'entre eux craignent de voir l'émission présenter une image déformée de leur profession.

«J'ai l'impression que ça va verser un peu dans le sensationnalisme, croit Michelle Sullivan, agente de communication. Je ne voudrais pas que ce soit la seule image que les gens vont se faire de la profession.»

La série, dont la diffusion commencera le 6 janvier à Radio-Canada, préoccupe depuis déjà un certain temps les spécialistes des relations publiques. Mme Sullivan a elle-même lancé un débat sur son blogue il y a quelques mois.

«Mirador présentera le monde des relations publiques au grand public québécois, écrit-elle. Ai-je espoir que l'image véhiculée soit positive? Pas vraiment.»

Selon elle, le communiqué de presse diffusé par Radio-Canada au sujet de la nouvelle émission - qui met en vedette Patrick Labbé, Gilles Renaud et Davis La Haye - en dit long sur le ton donné à la série réalisée par Louis Choquette (Le gentleman).

«Quand un scandale éclate, qu'on ne contrôle plus le spin et que la tempête médiatique fait rage, on fait appel à une équipe bien particulière», peut-on lire dans le communiqué de la SRC.

La première émission raconte l'histoire d'un jeune chanteur accusé d'avoir violé l'une de ses admiratrices après l'avoir droguée. La firme Mirador devra trouver une solution pour le sortir de l'impasse et redorer son blason auprès de ses fans.

Autre élément qui ressort de cet épisode: le retour de l'un des principaux piliers de l'agence qui avait quitté l'entreprise après le suicide d'une jeune femme innocente. La raison: notre homme avait visiblement trop bien accompli son boulot de propagandiste en traînant la victime dans la boue.

Curiosité

Pour sa part, Guy Versailles, membre du comité des affaires publiques de la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), est plutôt curieux de visionner une série qui aborde pour une rare fois ce genre de sujet.

«On parle des médecins, on parle des journalistes, mais on parle peu des relationnistes», souligne-t-il. M. Versailles précise toutefois que l'émission ne présente selon lui qu'une seule facette de la réalité, celles des cabinets de relations publiques. Or, plusieurs agents de communication travaillent pour des entreprises privées, pour le gouvernement ou encore à la pige.

La présidente de l'Alliance des cabinets de relations publiques du Québec (ACRPQ), Marie-Josée Gagnon, qui a eu l'occasion de visionner en primeur le premier épisode de la saison, qualifie sans hésiter la série de «caricaturale» et «d'extrême».

«J'ai assez aimé l'émission, dit-elle. Mais si vous veniez chez nous, vous vous apercevriez que ça ne pourrait pas faire l'objet d'une télésérie, ajoute celle qui est également présidente de Casacom, une entreprise spécialisée en communication. Ce qui est présenté, c'est bien loin du métier que je pratique. Mais je pense que les téléspectateurs vont faire la part des choses.»

Selon elle, la diffusion de Mirador sera une bonne occasion pour l'ACRPQ de lever le voile sur la profession et d'en parler davantage. En janvier, au moment de la mise en ondes de l'émission, elle songe même à organiser un visionnement avec ses membres.

Consultants

Par ailleurs, le coauteur de la série, Daniel Thibault, assure avoir consulté plusieurs spécialistes des relations publiques pour écrire son scénario. «On s'est assuré qu'il n'y avait pas d'absurdité», affirme-t-il.

Chose certaine, ajoute-t-il toutefois, il s'agit d'une fiction. «C'est sûr qu'il y a un certain parti pris éditorial, c'est très cynique. On jongle avec la vérité.»

«On met une loupe sur la réalité, poursuit l'auteur, mais c'est la réalité.»

 

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