UberX : la redevance ne suffit pas, dit le PQ

La critique péquiste aux Transports Martine Ouellet.... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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La critique péquiste aux Transports Martine Ouellet.

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(Québec) L'opposition péquiste a salué mardi l'idée d'imposer aux chauffeurs d'UberX une redevance pour compenser l'absence d'un permis de taxi.

«On va dans une bonne direction», a souligné la critique péquiste aux Transports Martine Ouellet. Québec devrait d'abord forcer la suspension des activités d'UberX, qui fonctionne dans l'illégalité, insiste-t-elle. «Il faut que ce soit équitable entre l'ensemble des joueurs de l'industrie. [La redevance] est une orientation à regarder, il faudra voir les montants. Il faut que ce soit équivalent au coût du permis de taxi», a-t-elle souligné, en marge de la commission parlementaire qui se penche sur le phénomène d'UberX depuis la semaine dernière.

Pour le ministre des Transports Jacques Daoust, «on regarde tous les scénarios, cela existe ailleurs, ce n'est pas impossible». Pour lui, «il est tôt pour se prononcer, on a demandé une commission parlementaire pour y réfléchir», a-t-il rappelé.

La Presse rapportait mardi que Transport Québec planchait sur un scénario où Québec se trouverait à imposer une redevance ou une contribution aux chauffeurs de taxi sans permis, l'équivalent d'une location de permis, une pratique largement répandue dans l'industrie actuellement. Ce faisant, on abolirait l'avantage dont jouissent ces chauffeurs sur leurs compétiteurs parce qu'ils n'ont pas à financer l'achat d'un permis qui peut atteindre 200 000 $.

Ce scénario ne règle pas toutefois l'absence d'assurance spéciale pour les chauffeurs d'Uber. «L'industrie conventionnelle n'est pas parfaite, les autos méritent des réparations, il va falloir que l'on applique les mêmes règles à tout le monde», a expliqué M. Daoust.

Le ministre n'exclut pas la suspension du permis pour les chauffeurs qui dérogent aux règles à répétition. Uber peut compenser ses chauffeurs, «mais ne peut émettre de permis de conduire», menace-t-il.

Il a demandé à Uber d'ouvrir ses livres d'ici la fin de semaine. «J'attends des nouvelles d'ici les prochaines heures. Qu'à tout de moins, on nous dise qu'on s'en occupe. Si c'est facile de collecter de l'argent, cela doit être facile de le reporter aussi».

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