Un budget le 20 février, des élections ensuite

Une fois le budget déposé, Pauline Marois n'attendra pas... (Photo Jacques Boissinot, PC)

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Une fois le budget déposé, Pauline Marois n'attendra pas qu'il soit voté à l'Assemblée nationale pour demander au lieutenant-gouverneur de dissoudre l'Assemblée.

Photo Jacques Boissinot, PC

(QUÉBEC) Le gouvernement Marois déposera son budget jeudi prochain, le 20 février. L'annonce devrait être confirmée vendredi par le cabinet du ministre des Finances, Nicolas Marceau.

La décision a été prise après le dépôt du budget fédéral, mardi. Québec voulait se donner une marge de manoeuvre pour vérifier si le ministre Flaherty ne réservait pas de surprises au gouvernement du Québec. Le budget fédéral n'entraînant aucun changement imprévu, la voie est libre, la semaine prochaine, pour Nicolas Marceau.

Comme l'indiquait La Presse cette semaine, en choisissant une date aussi hâtive, Québec a opté pour un budget minimaliste qui contiendra peu de mesures et s'appuiera sur les chiffres de la synthèse des finances publiques publiée à la fin de novembre 2013. En Chambre, Mme Marois a indiqué cette semaine que les chiffres n'avaient pas changé depuis l'automne. On miserait donc toujours sur un déficit de 2,5 milliards cette année et de 1,75 milliard l'an prochain. Rencontrant les émissaires du PLQ et de la CAQ, mercredi, M. Marceau n'a guère laissé planer de doute sur l'imminence du budget.

Une fois le budget déposé, Mme Marois n'attendra pas qu'il soit voté à l'Assemblée nationale pour demander au lieutenant-gouverneur de dissoudre l'Assemblée. L'opposition déclarée des libéraux et des caquistes aux mesures du budget donnera au gouvernement un motif légitime d'aller de l'avant en dépit de la loi sur les élections à date fixe, adoptée en juin 2013.

En attendant un vote à l'Assemblée nationale, le gouvernement s'exposerait à ne pas être renversé - le PQ était contre le budget libéral, au printemps 2007, et pourtant il n'avait pas renversé le gouvernement minoritaire de Jean Charest. Or, Pauline Marois est décidée, les élections seront déclenchées en mars. Elle a même demandé à l'un de ses proches collaborateurs, Harold Lebel, de se porter candidat dans Rimouski, où le député Irvin Pelletier veut passer la main. M. Lebel, un vétéran dans les officines péquistes depuis les années 1980, est décidé à briguer les suffrages, a-t-on appris.

Bien que beaucoup parient sur un déclenchement le mercredi 26 février, tout indique que le gouvernement attendra plus tard. Mme Marois a une annonce importante en Outaouais le 27, un événement où elle doit apparaître comme la première ministre, non comme la chef d'un parti en campagne. Un déclenchement le 26 du présent mois entraînerait un scrutin le 31 mars; s'il survenait une semaine plus tard, le 5 mars, les électeurs seraient appelés à voter le 7 avril.

Si elle désire épargner les bénévoles et ne pas toucher aux semaines de relâche scolaire, Mme Marois déclenchera le 12 mars pour un scrutin le 14 avril, mais il semble que les vérifications du directeur du parti, Sylvain Tanguay, indiquent que ces semaines de congé ne posent pas vraiment de problèmes d'organisation.

En revanche, en mars, aucune annonce gouvernementale n'est au menu, ce qui laisse présumer que la campagne battra alors son plein.

- Avec la collaboration de Tommy Chouinard




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