L'Aga Khan refuse de parler aux médias canadiens

Justin Trudeau et l'Aga Khan, en mai 2016.... (Sean Kilpatrick, archives PC)

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Justin Trudeau et l'Aga Khan, en mai 2016.

Sean Kilpatrick, archives PC

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(Ottawa) En visite à Ottawa pour la première fois depuis le voyage controversé de Justin Trudeau sur son île privée aux Bahamas pendant la période des Fêtes, l'Aga Khan a refusé de répondre aux questions des médias canadiens aujourd'hui.

Le leader spirituel des 15 millions d'ismaéliens, une sous-branche de l'islam chiite, est dans la capitale canadienne pour l'inauguration du nouveau siège du Centre mondial du pluralisme, dans les anciens locaux du Musée de la Guerre, sur la promenade Sussex. Le projet de rénovation, financé également par l'Aga Khan et le gouvernement canadien, a coûté 70 millions.

Lors de la cérémonie, à laquelle le gouverneur général et la ministre Mélanie Joly ont pris part, tout avait été mis en oeuvre pour que les journalistes ne puissent poser de questions à l'Aga Khan.

À Ottawa, les vacances de Justin Trudeau chez l'Aga Khan continuent de faire des remous. Pour se rendre sur l'île, le premier ministre et sa famille ont utilisé l'hélicoptère privé du leader religieux et homme d'affaires. L'événement fait actuellement l'objet d'une enquête de la Commissaire à l'éthique, Marie Dawson, qui devra déterminer si le premier ministre s'est placé en conflit d'intérêts lors de ce voyage. Hier, on apprenait que le premier ministre, qui participe à l'enquête, s'est récusé du processus de sélection du successeur de Mme Dawson, dont le mandat vient à échéance cet automne.

Les relations entre l'Aga Khan et le premier ministre Trudeau remontent à l'enfance de ce dernier. Dans les années 70, le prince ismaélien a tissé des liens avec Pierre-Elliott Trudeau après que ce dernier ait accepté d'accueillir des milliers de réfugiés ismaéliens en provenance de l'Ouganda. 

Un investissement de 70 millions

Le premier ministre n'a pas assisté à la cérémonie. Présent, le gouverneur général David Johnston a loué le travail de l'Aga Khan et sa promotion de la diversité et du pluralisme. « Il pratique très bien la diplomatie du savoir ».

Lors de ces remarques, l'Aga Khan a rappelé qu'il a travaillé avec quatre premiers ministres canadiens, de Jean Chrétien à Justin Trudeau, en passant par Stephen Harper et Paul Martin, pour mettre sur pied le Centre mondial du pluralisme.

Ce n'est pas le premier investissement du prince milliardaire au Canada. En 2014, il a inauguré à Toronto un complexe regroupant un centre ismaélien, un jardin et le musée de l'Aga Khan, seul établissement muséal consacré uniquement à la culture et l'art musulmans en Amérique du Nord. Le tout a nécessité un investissement de 300 millions de la part de l'Aga Khan et de sa fondation. La fortune du leader spirituel est évaluée à 1 milliard, selon le magazine Forbes.

Après la cérémonie, la ministre du Patrimoine Mélanie Joly s'est adressée aux médias. Malgré des questions répétées, elle n'a pas expliqué pourquoi le premier ministre n'a pas assisté à la cérémonie, répétant qu'elle était là pour représenter le gouvernement.




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