PCC: la prison pour les terroristes potentiels, dit le candidat Tony Clement

Tony Clement, en juillet.... (Photo Chris Young, archives PC)

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Tony Clement, en juillet.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Le candidat au leadership conservateur Tony Clement n'exclut pas d'emprisonner indéfiniment les Canadiens qui posent un risque élevé de commettre un attentat terroriste.

L'un des cinq candidats officiels à la succession de Stephen Harper a tenu lundi une toute première conférence de presse à Ottawa, qu'il a choisi d'axer sur la sécurité nationale. Aux yeux du député ontarien, si un terroriste potentiel pose à ce point problème qu'il doit signer un engagement à ne pas troubler l'ordre public, il mérite la prison - à moins qu'il soit possible de le surveiller constamment.

«S'ils sont à ce point dangereux pour la population canadienne qu'ils méritent d'être frappés d'un engagement à ne pas troubler l'ordre public, je dirais qu'à moins qu'on puisse les surveiller 24 heures par jour, sept jours sur sept, ils devraient être incarcérés. C'est mon point de vue», a-t-il soutenu.

M. Clement a évoqué le cas d'Aaron Driver, cet homme de 24 ans sympathisant du groupe armé Daech, tué le mois dernier dans un affrontement avec la police, alors qu'il s'apprêtait à commettre un attentat en Ontario. L'homme de 24 ans, connu des policiers, avait signé un engagement à ne pas troubler la paix, ce qui ne l'a pas empêché d'élaborer un plan d'attentat. La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reconnu qu'elle n'exerçait pas une surveillance constante d'Aaron Driver, et que ce sont des informations américaines qui l'on mise sur sa piste.

Si une surveillance ininterrompue n'est pas possible, alors M. Clement estime qu'il est dans l'intérêt national qu'il y ait détention préventive des présumés terroristes potentiels «jusqu'à ce qu'ils ne posent plus de menace». Il croit qu'il serait possible de déposer un projet de loi en ce sens qui n'irait pas à l'encontre de la Charte canadienne des droits et libertés.

M. Clement aimerait par ailleurs que tous les immigrants subissent une entrevue face à face ou par vidéoconférence avec des agents d'immigration avant de pouvoir fouler le sol canadien. «C'est difficile avec les ressources courantes, mais c'est une priorité et je propose un projet-pilote pour commencer dans cette voie», a-t-il dit.

Cet ancien ministre du cabinet Harper ramènerait par ailleurs la possibilité de révoquer la citoyenneté aux Canadiens condamnés pour terrorisme qui possèdent une double nationalité.

M. Clement propose également la publication d'une liste de terroristes «recherchés», ainsi qu'une liste de sympathisants.

Il souhaiterait par ailleurs des nouveaux programmes pour soutenir les familles dont un membre se radicalise.

Interrogé à savoir pourquoi il n'avait pas fait ces propositions alors que les conservateurs étaient au pouvoir, M. Clement a indiqué que les récentes attaques de Paris, d'Orlando et de Bruxelles démontrent que le terrorisme est une menace croissante.

M. Clement, ainsi que Maxime Bernier, Kellie Leitch, Michael Chong et Deepak Obhrai sont les cinq candidats dûment inscrits dans la course à la chefferie jusqu'à présent.

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