Ottawa allège les restrictions sur l'exportation d'armes en Colombie

Le projet de loi C-19, adopté en avril... (PHOTO SEAN KILPATRICK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le projet de loi C-19, adopté en avril 2012 par le gouvernement Harper, abolissait toute la portion des armes non restreintes de la banque de données fédérales créée dans la foulée de l'école Polytechnique.

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
Ottawa

Ottawa a récemment modifié la loi pour que des fabricants canadiens d'armes interdites au pays puissent les exporter en Colombie, l'un des pays les plus violents de la planète.

Le gouvernement Harper a discrètement allégé un embargo sur l'exportation d'armes d'assaut vers la Colombie, après avoir modifié la Liste des pays désignés en matière d'armes automatiques.

Ce changement, entré en vigueur le 13 décembre, permet aux marchands canadiens de vendre des armes automatiques et des chargeurs de grande capacité en Colombie, un pays luttant contre une insurrection vieille d'un demi-siècle. Ces produits sont interdits au Canada.

«L'ajout de la Colombie à la liste offre de nouvelles opportunités commerciales en permettant aux résidants du Canada d'explorer et de soumissionner des contrats en Colombie pour des produits contrôlés par la liste», souligne une note du gouvernement, publiée en ligne mardi.

La nouvelle réglementation impose néanmoins des restrictions sur les permis requis pour l'exportation d'armes, y compris un examen fédéral au cas par cas.

Ottawa a récemment signé un controversé accord de libre-échange avec la Colombie, qui est critiquée pour ses violations des droits de la personne et son émergence comme l'un des principaux producteurs de cocaïne de la planète.

La Colombie est toutefois en voie de reléguer son violent héritage aux oubliettes, en devenant un peu plus paisible, tout en développant l'une des économies à la croissance la plus rapide des Amériques.

Les négociations entourant l'accord de libre-échange entre le gouvernement Harper et la Colombie ont suscité l'opposition de groupes de défense des droits de la personne, mais l'entente a finalement été signée en 2011.

La Colombie a ainsi rejoint une liste qui comprend les 27 alliés canadiens au sein de l'OTAN, l'Australie, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, l'Arabie saoudite, la Suède et le Botswana, où les armes canadiennes interdites au pays peuvent être vendues.

En octobre, le ministère des Affaires étrangères a organisé une consultation publique en ligne, en collaboration avec les ministères de la Défense et de la Justice, sur l'ajout possible de la Colombie à la liste.

Il y a eu trois réponses. Une était favorable à l'addition de la Colombie, les deux autres s'y opposaient.

«Le processus de consultation comprenait une révision de plusieurs questions, y compris un examen des risques potentiels en matière de droits de la personne et de conflits existants», précise la note gouvernementale.

Malgré sa croissance économique, la Colombie continue de souffrir d'importantes violations des droits de la personne. Par exemple, il s'y tue plus de leaders syndicaux que partout ailleurs sur la planète.

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