Le MTQ dirigé par des «attardés sociaux», selon Luc Ferrandez

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Dans un billet publié samedi sur son blogue, le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez, dénonce avec virulence le projet de reconstruction de l'échangeur Turcot tel que proposé par Québec.

Photo: André Pichette, archives La Presse

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Alors que le débat entourant l'avenir de l'échangeur Turcot bat son plein, le maire du Plateau-Mont-Royal se lance dans la mêlée. Dans un texte virulent, Luc Ferrandez s'en prend au ministère des Transports (MTQ), que dirigent, selon lui, «des attardés sociaux».

«Selon moi, le MTQ a toujours été dirigé par des attardés sociaux que seul le fantasme d'une retraite prochaine dans une roulotte en Floride garde en poste, a-t-il écrit samedi sur son blogue. Au mépris de la douleur que génère, dans l'intervalle, les horreurs qu'ils construisent aux quatre coins de la province.»

Ce passage incendiaire est extrait d'un billet de 800 mots que le maire de l'arrondissement a écrit pour dénoncer le projet de reconstruction de l'échangeur Turcot tel que proposé par Québec.

La Ville de Montréal a proposé cette semaine une ébauche concurrente qui, selon le maire Gérald Tremblay, tient compte des nombreuses critiques formulées à l'endroit du projet du Ministère. Québec a cependant fermé la porte à la Ville, estimant sa solution trop coûteuse.

Luc Ferrandez, élu sous la bannière de Projet Montréal, parti de Richard Bergeron, balaie d'un revers de main les réserves de Québec. Selon lui, les «automobilistes montréalais ont les moyens de se payer des routes exceptionnelles, parce qu'ils sont nombreux».

Il indique ainsi la possibilité d'instaurer des péages pour aider le gouvernement à financer ces «routes exceptionnelles». «Un million de passages par jour sur l'île, à 4$ par passage, fois 365 jours, ça rapporte 1,5 milliard par an», écrit-il. (Depuis, M. Ferrandez a changé son billet et modifié ces estimations: «4 million de passages par jour sur l'île à 2$ par passage x 365 jours ça rapporte 3 milliards par an», peut-on désormais lire sur son blogue.)

Relatant sa propre expérience avec des gestionnaires du MTQ, M. Ferrandez raconte comment l'un de ceux-ci lui aurait dit, un jour: «Vous savez, la ville, c'est surtout pour les étudiants et les immigrants.» Sans divulguer l'identité du gestionnaire qui a tenu ces propos, il précise toutefois qu'il travaille toujours au ministère des Transports, «très haut dans l'appareil».

De ces expériences avec des gestionnaires du MTQ, M. Ferrandez en déduit qu'ils sont embauchés par Québec sur la base de leur incompétence.

«Maintenant, je réalise qu'ils ne sont pour rien dans l'oeuvre de destruction qu'ils imposent partout où ils passent. Je réalise que ce n'est pas parce qu'ils n'ont aucune compréhension du territoire qu'ils sont si malfaisants; c'est parce qu'ils n'ont aucune compréhension du territoire qu'ils sont choisis», peut-on lire sur son blogue.

Prudence au Ministère

Le ministère des Transports a réagi avec prudence aux propos du maire du Plateau-Mont-Royal, arguant ne pas «vouloir embarquer là-dedans».

«On peut avoir des opinions différentes tout en se respectant», a toutefois dit l'attachée de presse de la ministre des Transports, Jolyane Pronovost, en entrevue à La Presse.

«Il y aura 1700 chantiers routiers au Québec cette année. Les fonctionnaires du ministère des Transports travaillent très fort et ne méritent pas de se faire traiter d'attardés sociaux», a-t-elle jugé.

***

Un blogue qui fait jaser

Déneigement: 12 décembre 2009

M. Ferrandez tonne contre les médias qui critiquent son projet de cesser le déneigement au Plateau-Mont-Royal les fins de semaine et pour les chutes de neige inférieures à 15 cm. Il écrit: «Les journalistes - à l'affût de la catastrophe - nous tournent autour comme des mouches.»

Sur le stationnement: 9 janvier 2010

Une station de télé révèle que l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal projette de mettre fin au stationnement gratuit. Plusieurs autres journalistes parlent ensuite du projet. M. Ferrandez est irrité par cette couverture. Avec un ton très personnel, il accuse les journalistes, «qui digèrent leurs carrés aux dattes sur les bords du reste du sapin», de fabriquer «des nouvelles malodorantes» pour prouver que ce sera «l'enfer» sur le Plateau avec l'élection «d'une gang de communistes écolos pas d'allure».

Extraits recueillis par Paul Journet

 

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