Des employés municipaux suspendus réintègrent leurs fonctions

«C'est exagéré. On leur reproche d'être rentrés dans... (PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

«C'est exagéré. On leur reproche d'être rentrés dans le conseil municipal. Des mois de suspension sans solde, c'est trop. C'est clair qu'on va contester», renchérit Alain Fugère, président du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (cols blancs).

PHOTO SARAH MONGEAU-BIRKETT, ARCHIVES LA PRESSE

Jasmin Lavoie
La Presse

Certains employés municipaux suspendus sans solde pour avoir pris part à la violente manifestation du 18 août à l'hôtel de ville réintégreront leur emploi dès aujourd'hui.

Au moins trois cols bleus et trois cols blancs ont reçu des convocations pour se présenter au travail, selon ce qu'a appris La Presse. En revanche, un col blanc a été avisé que sa suspension durera six mois, et le mystère plane toujours sur le sort des 32 autres employés sanctionnés par la Ville, dont la plupart sont des pompiers.

Après plus d'un mois d'inactivité forcée, les six employés de retour au travail recevront aujourd'hui les détails de leurs conditions de réintégration. « Ils vont tous être accompagnés de leur représentant syndical lors du retour au travail » a indiqué Michel Parent, président du syndicat des cols bleus regroupés de Montréal. Le leader syndical fait partie des employés suspendus, mais il n'a pas encore reçu d'autres nouvelles de la part de la Ville.

« C'est exagéré. On leur reproche d'être rentrés dans le conseil municipal. Des mois de suspension sans solde, c'est trop. C'est clair qu'on va contester », renchérit Alain Fugère, président du syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal (cols blancs).

Lors de l'annonce des suspensions le 29 août dernier, le maire de Montréal Denis Coderre expliquait avoir suspendu les 39 employés « en raison de la gravité des gestes posés ». Ils ont tous fait l'objet d'une enquête disciplinaire.

De ce nombre, 30 pompiers et 2 cols bleus attendraient encore leur lettre. Pour l'instant, impossible de savoir les sanctions qui pourraient s'abattent sur les autres syndiqués.

Par écrit, la Ville de Montréal nous a tout simplement fait savoir qu'elle fera le point sur le dossier des mesures disciplinaires « plus tard cette semaine ».

Dans une entrevue accordée à La Presse en août dernier, la responsable de la sécurité publique et vice-présidente du comité exécutif à la Ville de Montréal, Anie Samson, promettait des congédiements. « Il y a des gens qui ont perdu leur job et qui ne le savent pas encore », avait-elle alors professé.

Le 18 août dernier, plus d'une centaine d'employés municipaux opposés au projet de loi 3 sur les régimes de retraite ont bruyamment fait irruption dans l'hôtel de ville de Montréal. En tout, 44 employés de la métropole sont accusés au criminel et devront faire face à des accusations d'attroupement illégal, de méfaits et de voies de fait.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer