Solutions en emploi: Québec solidaire consultera les régions

Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire.... (Photo d'archives, La Presse)

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Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire.

Photo d'archives, La Presse

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Alain Martineau, Louis Cloutier
La Presse Canadienne
SAINT-ALPHONSE-RODRIGUEZ

Québec solidaire se placera en «mode écoute» dans les prochains mois dans le cadre d'une tournée de toutes les régions du Québec afin de dégager des pistes de solutions en matière de création d'emplois et de développement économique.

Dans le cadre du caucus présessionnel de deux jours du parti qui a pris fin dimanche à Saint-Alphonse-Rodriguez, dans Lanaudière, la députée Françoise David a justifié la tenue de cette tournée par le fait qu'il ne faut pas trop compter, selon elle, sur les grandes entreprises ou encore le secteur financier pour relancer l'emploi dans les régions.

La tournée à saveur économique de QS, qui se prépare déjà depuis un an, commencera par l'Estrie, l'Abitibi et le Bas Saint-Laurent d'abord, pour se poursuivre ailleurs au Québec au cours de l'hiver et du printemps 2016.

«Ce n'est pas vrai que pour favoriser l'emploi, il faut se fier aux grosses entreprises ou aux investisseurs étrangers comme les minières qui s'en vont quand elles ont extrait le minerai. Il faut sonder les acteurs et actrices des régions, comme les entreprises d'économie sociale, les petites et moyennes entreprises, les chambres de commerce et les syndicats pour voir leur plan économique et voir en même temps ce que nos instances régionales peuvent apporter comme idées. Ensemble, on pourra ainsi présenter des soluitions.»

A son avis, il faut laisser une place «énorme» aux initiatives locales,  respectueuses de l'environnement et s'assurer qu'elles obtiennent l'appui de l'État.

Mme David a cité en exemple des projets en culture, en santé, pour les soins aux personnes par exemple, et même sur le plan agricole où il y a, dit-elle, plusieurs niches à explorer.

«Il y a plein de bonnes idées, et avec ces échanges, on peut arriver à des propositions concrètes et originales», a-t-elle fait valoir.

Par ailleurs, Françoise David et ses collègues Amir Khadir et Manon Massé entendent faire de la lutte à l'austérité une priorité au cours de la prochaine session parlementaire.

Les projets pétroliers seront également en tête de liste de leurs priorités.

Et alors que plusieurs prévoient un automne «chaud», Québec solidaire sera sur divers fronts en appui aux groupes sociaux.

Mardi, les députés et militants se joindront aux chaines humaines qui encercleront les écoles dans le cadre du projet «Je protège mon école publique».

QS se rangera aussi derrière les positions des centrales syndicales qui veulent notamment une amélioration des conditions de travail des enseignants.

«Québec est en demande, et exige que les enseignants travaillent plus, notamment pour les élèves en difficulté, et il offre zéro pour cent de hausse de salaires. On est du côté des enseignants et ils doivent se faire respecter par le gouvernement» a martelé Mme David.

Par ailleurs, même si plusieurs de ses membres travaillent pour le Bloc québécois, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert, Québec solidaire réaffirme sa neutralité dans la présente campagne électorale fédérale, mais entend intervenir sur les enjeux qui affectent les Québécois.

La députée David souligne que sa formation se prononcera sur les dossiers importants comme l'écologie, la justice sociale, les questions autochtones et la politique extérieure du Canada.

Mais elle répète que Québec solidaire n'appuiera officiellement aucun parti. Elle souligne que «la situation est complexe» et que les membres de sa formation sont libres de soutenir le parti fédéral qu'ils désirent.

Sur le dossier des primes de départ accordées aux députés qui quittent leurs fonctions prématurément, Mme David estime que le gouvernement libéral devra s'y atteler. Mais elle ajoute que c'est l'ensemble des conditions de travail des élus qu'il faut revoir.

Elle estime que les députés ont des salaires «assez» élevés, sans compter les allocations non imposables qu'ils reçoivent, et que ceux-ci paient très peu pour leurs assurances collectives et leur régime de retraite.

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