Les Canadiens iront aux urnes le 2 mai

Le chef du parti conservateur, Stephen Harper.... (Photo: PC)

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Le chef du parti conservateur, Stephen Harper.

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(Ottawa) Le premier ministre Stephen Harper s'est rendu voir le gouverneur général, tôt samedi matin, déclenchant une campagne électorale qui mènera les Canadiens aux urnes le 2 mai.

M. Harper a demandé aux Canadiens de lui donner un mandat majoritaire, au terme de sa rencontre avec David Johnston.

«Si les Canadiens n'élisent pas un gouvernement majoritaire stable, Michael Ignatieff formera une coalition avec le Bloc et le NPD», a-t-il déclaré.

Il a ajouté que son parti était le seul en mesure de former un tel gouvernement majoritaire stable.

«Imaginez: une coalition d'archi-centralisateurs et de souverainistes. La seule chose sur laquelle ils pourront s'entendre, c'est de dépenser plus d'argent et d'augmenter les taxes et les impôts», a-t-il ironisé.

M. Harper a réitéré l'engagement de sa formation envers une gestion saine de l'économie et accusé les partis de l'opposition d'avoir mis la reprise économique en péril en ayant déclenché des élections.

Le chef conservateur a fait ces déclarations debout devant Rideau Hall, sous un froid de canard enveloppant la capitale nationale.

Quelques minutes auparavant, Michael Ignatieff avait pourtant rejeté formellement l'idée de former une coalition avec les autres partis de l'opposition.

Mais cette affirmation n'a pas démonté Stephen Harper, qui a accusé le chef du Parti libéral d'avoir un «agenda caché» et a mis la population en garde face au caractère illégitime d'une coalition des partis fédéraux avec le Bloc québécois.

«Ils l'ont fait auparavant, ils l'ont nié auparavant, et ils le feront à nouveau», a-t-il tranché.

Il a ajouté qu'en ce qui le concerne, il accepterait le mandat qui lui serait confié par la population canadienne, quel qu'il soit. Il n'est pas allé jusqu'à dire s'il démissionnerait de son poste de chef du Parti conservateur, le cas échéant.

M. Harper passera sa première journée de campagne dans la région de Québec, où son parti est menacé par sa décision de ne pas financer l'amphithéâtre de hockey.

L'appel à la majorité lancé par le premier ministre contraste avec celui pour une minorité renforcée, qu'il avait lancé deux ans et demi plus tôt au même endroit, lors du déclenchement de la campagne de 2008. M. Harper avait alors pris soin d'éviter de parler d'une majorité.




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