Le PLQ dit à ses députés: «Québec maintient intégralement les hausses»

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

(Victoriaville) Au lendemain de la signature de l'entente de principe avec les associations étudiantes, le PLQ a tenu à rassurer ses députés, réunis en conseil général à Victoriaville.

«Le gouvernement maintient intégralement les hausses», a-t-on tenu à rappeler aux députés dans un courriel envoyé ce matin.

«Il est faux de prétendre que l'augmentation des frais de scolarité sera obligatoirement compensée par la baisse des frais», y écrit-on aussi.

On rappelle en outre que c'est l'anniversaire de la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, qui a négocié l'entente pour le gouvernement avec la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, et Alain Paquet.

Interrogés ce matin à Victoriaville, les députés ont affiché un optimisme prudent. «Ils vont soumettre (l'entente) à leurs instances. Le gouvernement va continuer de gouverner, et les étudiants vont continuer d'étudier. C'est ça qui est important», a réagi le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard.

«On veut que les gens qui se promènent à travers le monde aient un diplôme universitaire qui ait la même valeur que leur passeport canadien. C'est pourquoi il faut faire face au sous-financement des universités. On a maintenu notre position», a commenté le ministre des Ressources naturelles, Clément Gignac.

L'entente de principe dit «que s'il peut y avoir des économies dégagées, ces économies seront appliquées à une réduction des frais institutionnels. Il faudra qu'ils identifient des pistes d'optimisation», a-t-il ajouté.

Il ne s'engage pas sur l'importance ou même l'existence de ces économies. «J'ai lu l'entente de principe, les économies ne sont pas automatiques... On espère que le comité pourra identifier des économies, mais ce n'est pas automatique».

Le conflit aura duré 12 semaines. Le gouvernement l'a-t-il trop laissé traîner avant de finalement entamer ce blitz de négociations? «C'est toujours trop long, les conflits», a-t-il répondu Clément Gignac.

«Des commentaires faciles à faire après les faits, ajoute M. Gignac. Quand vous voulez une entente, vous devez avoir des gens pour négocier. On a fait de notre mieux, on espère que les étudiants approuveront cette entente de principe. La balle est maintenant dans leur camp».

La part des universités

Les universités peuvent-elles contribuer à l'effort en diminuant leurs efforts? «Absolument», a affirmé la ministre des Aînés, Marguerite Blais.

«On doit augmenter le niveau de qualité dans nos universités tout en maintenant évidemment des tarifs qui sont concurrentiels. Je pense que l'exercice qui sera fait avec les recteurs, les étudiants et les gens d'affaires est un bon exercice», a renchéri la ministre du Travail, Lise Thériault.

Francis Laperrière-Racine, représentant de la commission jeunesse du PLQ dans les Laurentides, s'est dit satisfait. «L'accessibilité est assurée, la bonification est là, le RPR est là, l'excellence est assurée, donc moi, je suis très confiant de l'offre faite par le gouvernement», s'est-il réjoui.

L'étudiant en économie à l'Université McGill a précisé qu'il n'avait pas fait la grève. «Mon association était confiante dès le départ que la hausse était une bonne chose.»

***

Lisez le texte de l'entente en cliquant ici

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