Manifestation spontanée dans l'est de Montréal

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Le gouvernement de Jean Charest a décidé d'augmenter les droits de scolarité de 1625 dollars en cinq ans, une hausse décriée par des dizaines de milliers d'étudiants. »

Des manifestants ont bloqué pendant un moment l'accès... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Des manifestants ont bloqué pendant un moment l'accès Pie-IX/Notre-Dame du Port de Montreal.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

La Presse

Un groupe d'élèves du collège Maisonneuve manifeste depuis 13h30 dans les rues d'Hochelaga-Maisonneuve.

Le groupe a spontanément pris la rue au terme d'une assemblée générale qui finalement, n'a jamais eu lieu.

Ils devaient se prononcer sur l'offre du gouvernement Charest dévoilée vendredi dernier. Mais ils ont plutôt refusé de se prononcer et ont voté contre l'ouverture de l'assemblée et décidé de prolonger la grève jusqu'à ce qu'une «offre raisonnable» leur soit soumise.

Ils ont d'abord bloqué la rue Shebrooke, devant leur collège, avant de se mettre à marcher dans le quartier. Une manifestation qui a pris la police par surprise.

Ils se sont ensuite immobilisés pour un court sit-in au centre de l'intersection Notre-Dame et Pie IX, avant de reprendre la marche sur Notre-Dame ouest. Calmement, mais en causant un bouchon de circulation monstre sur cette artère achalandée, pour la quitter en empruntant la rue Bourbonnière vers le nord.

Vers 14h45, la manifestation semblait être sur le point de se terminer.

Notons que les élèves du Collège Bois-de-Boulogne et les étudiants en science de l'UQAM ont aussi reconduit la grève ce lundi, avec des majorités de 58 et 60 %.

Le cégep de Saint-Laurent a levé les cours... (Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 2.0

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Le cégep de Saint-Laurent a levé les cours ce matin, malgré une injonction qui permettait de les donner.

Photo: Patrick Sanfaçon, La Presse

Levée des cours aux cégeps de Saint-Laurent et de Sherbrooke

Deux cégeps ont annulé les cours ce lundi, soit le cégep de Saint-Laurent, à Montréal, et le cégep de Sherbrooke. Pendant ce temps, les Fédérations étudiantes collégiale et universitaire préparent une contre-proposition aux offres de Québec qui serait assortie d'une demande de médiation, un recours «peu opportun», a répliqué la ministre de l'Éducation.

Le cégep de Saint-Laurent a levé les cours ce matin, malgré une injonction qui permettait de les donner.

Tôt en matinée, les manifestations se déroulaient dans l'ordre au cégep situé dans l'arrondissement Saint-Laurent. Des étudiants se sont installés sur des divans. D'autres ont créé une fausse sépulture où l'on peut lire «R.I.P Démocratie», entourée de bougies et de fleurs.

Les portes du cégep bloquées à Sherbrooke

À Sherbrooke, devant la présence importante des étudiants manifestant contre la hausse des droits de scolarité, la direction a encore une fois pris cette décision par mesure de sécurité, explique-t-on.

Plusieurs policiers étaient sur place en matinée. On estime le nombre d'étudiants bloquant les accès aux pavillons à entre 400 à 500 personnes.

«Malgré notre volonté de reprendre les cours, nous avons l'obligation d'assurer la sécurité de tous les étudiants et étudiantes, tant ceux qui veulent faire la grève que ceux qui souhaitent reprendre les cours», mentionne Mme Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep. «La situation actuelle est pour nous intenable. Il est plus que temps que ce conflit trouve une solution nationale.»

Vendredi dernier, la direction du cégep avait pris la même décision, malgré l'ordonnance de la cour obligeant la tenue des cours.

On a craint que «le niveau d'agressivité» augmente si on avait forcé l'accès au Cégep, ajoute-t-on. On constate, ajoute le communiqué que «les dissensions sont de plus en plus fortes entre les étudiants qui veulent retourner en classe et ceux qui désirent poursuivre la grève.»

Les fédérations étudiantes consultent leurs membres

Pendant ce temps, les Fédérations étudiantes collégiale et universitaire sont à consulter leurs membres et se préparent à présenter -possiblement dès mardi- une contre-proposition aux offres du gouvernement Charest qui serait assortie d'une demande de médiation.

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a laissé savoir ce matin, sur les ondes de RDI, que le recours à un médiateur est «peu opportun».

À la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), le comité de campagne, une instance mise sur pied durant le conflit, est à analyser les options devant lesquelles se trouvent leurs membres. Ceux-ci sont à être consultés dans diverses assemblées générales et leur position devrait être connue d'ici mercredi.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), quant à elle, procède également à des consultations de ses membres, mais on ne s'attend pas à avoir de résultat avant vendredi.

La CLASSE, qui a consulté ses instances en fin de semaine, a déjà fait part de son rejet des offres gouvernementales.

La mobilisation se poursuit

Entre-temps, la mobilisation se poursuit. Les étudiants ont l'intention de se joindre en grand nombre à la manifestation de la Jounrée internationale des travailleurs, le 1er mai, soit ce mardi, et les manifestations quotidiennes, qui ont lieu en soirée à Montréal et que l'ont qualifie «d'autoorganisées», doivent se poursuivre.

Les étudiants prévoient également se rendre en très grand nombre à Victoriaville le week-end prochain, à l'occasion du conseil général du Parti libéral du Québec. D'autres groupes de pression désireux de faire part de leur mécontentement envers le gouvernement Charest pour différentes causes y sont également attendus.

- Avec David Santerre; Claude Plante, Isabelle Pion de La Tribune; et La Presse Canadienne

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