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Loterie vidéo: «Une concurrence déloyale», selon Jean-Pierre Léger

Jean-Pierre Léger, président du conseil d'administration des restaurants... (PHOTO ALAIN ROBERGE, Archives LA PRESSE)

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Jean-Pierre Léger, président du conseil d'administration des restaurants St-Hubert

PHOTO ALAIN ROBERGE, Archives LA PRESSE

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Katia Gagnon
La Presse

Les 258 restaurants du Québec qui exploitent des appareils de loterie vidéo (ALV) livrent une « concurrence déloyale » aux établissements qui n'hébergent pas de tels appareils, estime Jean-Pierre Léger, président du conseil d'administration des restaurants St-Hubert.

Au total, les chiffres colligés par La Presse montrent que 258 restaurants au Québec détiennent 313 licences, ce qui peut représenter 1565 appareils. Un appareil sur sept au Québec se retrouverait donc dans un restaurant. Dans ce décompte, nous n'avons pas compté les brasseries ou les centres d'amusement, deux types d'établissements qui peuvent aussi offrir un service de restauration à leurs clients.

Le gouvernement devrait-il retirer les ALV des restaurants, beaucoup plus susceptibles d'être fréquentés par des familles, et donc des enfants ? « Je n'irais pas jusqu'à dire cela, a dit Jean-Pierre Léger en entrevue à La Presse. Je fais juste exprimer quand même que c'est une concurrence déloyale. Mais je n'irais pas jusqu'à dire que le gouvernement devrait les enlever, c'est à eux de juger. »

Les ALV peuvent représenter une source de revenus appréciable pour un restaurant. 

Au fil des ans, certains franchisés des restaurants St-Hubert ont lourdement insisté pour obtenir des appareils dans leurs salles à manger, nous a raconté M. Léger.

« Un franchisé en particulier m'avait approché. La réponse a été claire : chez St-Hubert, il n'en est pas question. La majorité de nos franchisés ont beaucoup de succès, ils n'ont pas besoin de ça, dit-il. Et c'est une question de principe : c'est un restaurant familial, St-Hubert. Même nos restos-bars St Hub, ils sont beaux, mais il n'est pas question de mettre des machines là. Moi, je ne veux pas avoir la clientèle d'accro au jeu. »

Il n'y aura donc pas d'ALV dans les St-Hubert, mais des restaurants St-Hubert ouvriront bientôt dans trois casinos du Québec. « On est au casino. Les gens le savent. S'ils vont là, c'est qu'ils pensent être chanceux. » Bref, pour Jean-Pierre Léger, il y a une différence fondamentale entre offrir du poulet aux clients du casino et implanter des appareils dans un restaurant fréquenté par des familles.

Toutefois, de nombreuses chaînes concurrentes de St-Hubert ont pris le virage des appareils de loterie vidéo. Au Québec, pas moins de 22 restaurants La Cage, 18 restaurants Normandin, 4 restaurants Mikes, ainsi que certains restaurants Barbie's et Chenoy's détiennent des licences qui leur permettent d'exploiter des ALV.

Le Groupe Sportscène, qui gère 22 restaurants La Cage avec ses partenaires, nous a cependant indiqué dans un reportage publié il y a deux semaines vouloir se retirer progressivement du marché des ALV : quand on rénove un restaurant, les appareils de loterie vidéo y sont retirés.

Nous avons joint la direction du Groupe Sportscène ainsi que du Groupe Normandin et des Restaurants Mikes pour obtenir leurs commentaires sur ces déclarations de Jean-Pierre Léger. Personne n'a souhaité nous accorder une entrevue sur la question.

17 000 $

C'est la somme que rapporte en moyenne chaque appareil de loterie vidéo, selon des documents internes de Loto-Québec. Une licence, qui équivaut généralement à cinq appareils, permet donc de récolter en moyenne 85 000 $ annuellement.




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