Simona Carta, Dollard-des-Ormeaux

Simona Carta, 68 ans, Dollard-des-Ormeaux... (Photo David Boily, La Presse)

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Simona Carta, 68 ans, Dollard-des-Ormeaux

Photo David Boily, La Presse

Les Québécois éliront un nouveau gouvernement le 1er octobre prochain. D'ici là, La Presse a voulu sonder l'état d'esprit des électeurs. Nos journalistes et nos photographes ont été à leur rencontre dans 100 villes différentes dans toutes les régions du Québec. Découvrez ce que les électeurs ont à dire.

Qu'est-ce qui vous préoccupe en ce moment ?

Trop de dépenses de la part de Justin Trudeau en comparaison avec le gouvernement précédent. Notre premier ministre, c'est une célébrité, il est jeune, il est beau, mais il fait une bêtise après l'autre.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis de bonne humeur ?

Mes enfants qui viennent nous visiter à la maison. J'ai ma fille qui est à Ottawa, et mon fils qui est en Allemagne. Je les avais ce matin tous les deux.

Quelle est la dernière chose qui vous a mis en colère ?

Une mauvaise expérience dans le Sud. On s'est fait voler. On a un appartement en République dominicaine. Une femme de ménage qu'on avait depuis dix ans a pris la clé du coffre-fort. Elle a dérobé une partie de l'argent.

Quelle est la dernière personnalité publique dont la mort vous a ému ?

Anthony Bourdain. Mon mari me disait toujours : « Ah que j'aime comment il vit, il essaie des choses à manger, à boire... » Moi, je le trouvais très maigre. On croyait qu'il faisait une belle vie, mais on découvre que ce n'était pas le cas. Je trouve malheureux de voir qu'il y a beaucoup trop de suicides.

Si vous pouviez et vouliez vivre dans une autre ville du Québec, laquelle serait-ce, et pourquoi ?

Je suis bien ici. J'ai un condo près d'un grand parc, j'ai 2500 pi2 de balcon. On oublie qu'on est dans un appartement, on pense qu'on est dans un chalet.

Si vous pouviez changer une seule chose dans votre circonscription, qu'est-ce que ce serait ?

On a trop de tolérance. Des fois, les gens viennent dans ton pays et prennent de l'espace, et au bout du compte, c'est toi qui as tort et eux qui ont raison. Comme dans le parc, il y a plein de gens qui font des barbecues. Ils laissent des saletés, ce n'est vraiment pas propre. Il faut se ramasser. Les Européens, dans le Sud, ils font la même chose, ils jettent leurs mégots de cigarette sur la plage, et je trouve ça inacceptable.

Si vous pouviez changer une seule chose au Québec, qu'est-ce que ce serait ?

Je suis bien au Québec. Qu'est-ce que je changerais ? Je pense que je changerais l'incertitude de la séparation. Qu'elle soit bonne ou mauvaise, je ne sais pas, mais pendant ce temps, on vit avec le doute. Ça donne un stress.

Quel est le dernier contenu que vous avez partagé sur Facebook ?

Je ne partage plus de contenu sur Facebook. Et vous savez quoi ? Si vous fermez votre compte, il est toujours là. C'est tellement compliqué de fermer ça...

Où vous voyez-vous dans cinq ans ?

J'espère être en bonne santé, et j'espère pouvoir continuer à voyager. Nous ne passons plus l'hiver ici. De novembre à avril, nous sommes dans le Sud.

Qu'est-ce que c'est, pour vous, être québécois ?

J'aime être québécoise pour la diversité. Le reste du Canada est anglo-saxon et trop homogène. Ici, on est une société distincte, et je l'apprécie.

Faites un voeu...

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Que feriez-vous si vous gagniez une somme importante ?

En premier, j'aiderais mes enfants pour qu'ils soient à l'aise, et avec le reste, je voyagerais. J'irais dans de beaux hôtels, etc. Quand on quitte ce monde, on n'apporte rien avec soi. Il faut profiter de la vie.

Dans votre vie, ces cinq objets sont-ils positifs ou négatifs ?

Téléphone

Malheureusement, c'est essentiel.

Ordinateur

C'est pratique, donc positif, mais il y a du stress.

Carte de crédit

Positif. Je n'utilise plus d'argent comptant.

Télévision

Indifférente. Pour moi, elle pourrait disparaître et ça ne changerait rien.

Bouteille de bière ou de vin

Je n'aime pas la bière. Le vin, oui, en modération.

Vous devenez premier ministre demain. Quelle est la première phrase de votre premier discours ?

Je suis de votre côté. Je ne suis pas ici pour mon bien ni pour celui de ma famille, je suis ici pour le Québec.

Si un chef de parti croisait votre chemin pendant la campagne électorale, de quelle préoccupation aimeriez-vous lui parler? Préserver votre emploi, acquérir une propriété, refaire une route dangereuse? Dites-nous ce qui vous préoccupe, et pourquoi, en 250 mots, en écrivant à centvilles@lapresse.ca en prenant soin de préciser votre nom, votre âge, ce que vous faites et la municipalité dans laquelle vous vivez. Nous publierons un certain nombre de messages pendant la campagne électorale, en septembre.




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