Voyager à l’étranger n’étant pas une option à cause de la pandémie, bon nombre de Québécois ont choisi de visiter leur province l’an dernier, un scénario qui devrait se répéter l’été prochain. Parmi eux, un nombre croissant de voyageurs ont choisi d’explorer l’avenue du camping en véhicule récréatif, pour s’apercevoir qu’il valait mieux réserver longtemps d’avance pour trouver une place de choix. Mais il existe néanmoins des solutions séduisantes pour les retardataires.

Publié le 10 mai 2021
Pierre-Marc Durivage
Pierre-Marc Durivage La Presse

« Le défi est souvent de trouver un bon emplacement de camping », reconnaît Josée Bédard, présidente de l’Association des commerçants de véhicules récréatifs du Québec. « Mais on voit que les acheteurs vérifient de plus en plus la capacité des réservoirs de leur VR pour partir en camping sauvage. Aussi, nos ventes de génératrices et de panneaux solaires vont très bien. »

« Tu as le goût d’aller sur le bord d’une petite rivière ou chez un ami, tu peux le faire en autonomie, enchaîne-t-elle. Aussi, les parcs nationaux ont plus de 7000 emplacements qui n’ont pas de services et qui sont surtout fréquentés par les campeurs avec des tentes. Mais il est souvent possible d’y aller en VR quand les emplacements sont assez grands. »

Il existe d’ailleurs d’excellentes ressources pour trouver des emplacements, avec ou sans services, dans un camping ou non. L’application iOverlander est certainement l’une des plus complètes et conviviales, qu’il s’agisse de trouver un camping, un terrain vague où passer la nuit en pleine autonomie, un endroit où vidanger ou un autre où faire le plein de gaz propane. Évidemment, il est aussi bien avisé de jeter un coup d’œil aux campings privés, moins courus que les parcs nationaux, mais offrant tout de même de superbes emplacements que l’on peut réserver à partir du site de Camping Québec.

> Consultez le site de Camping Québec

La nuit au champ

PHOTO DANY COULOMBE, FOURNIE PAR TEREGO

La proportion de nouveaux adeptes de caravanage est marquée cette année, selon l’Association des commerçants de véhicules récréatifs du Québec.

Terego, anciennement connu sous le nom de Terroir en VR, est une autre belle option flexible qui s’offre aux voyageurs, d’autant plus qu’il est impossible de réserver plus de 30 jours avant de passer la nuit chez un producteur membre. « C’est comme ça depuis le début, on veut permettre aux gens de partir sur un nowhere, explique Karine Morin, cofondatrice de Terego. Mais cette année, on sent la fébrilité chez les membres voyageurs, on va peut-être devoir réserver plus tôt que deux jours à l’avance, et faire preuve d’un peu plus de flexibilité cette année. »

Aussi, alors que les gens se retrouvaient souvent complètement seuls chez un producteur, il y a maintenant plus de chances de devoir partager les lieux avec d’autres voyageurs, mais jamais plus de cinq, nous assure-t-on. Karine Morin confirme toutefois que le recrutement de nouveaux membres producteurs ne cesse pas, de sorte qu’il y a constamment une adéquation entre le nombre de voyageurs et le nombre de producteurs. Terego compte actuellement 3000 membres voyageurs, c’est 10 fois plus que lors du lancement du site, en 2017. Du côté des producteurs hôtes, ils sont passés de 75 à 245 en cinq ans, de l’Ontario jusqu’aux Maritimes – Karine Morin annonce que Terego entend s’étendre encore plus à l’ouest.

« Depuis un an, ce sont les producteurs qui nous appellent pour faire partie du réseau, indique-t-elle. Ils sont recommandés parfois par des amis, parfois des membres voyageurs, parfois des associations touristiques régionales. Ça les fait connaître, ça leur amène des clients qui vont devenir pour eux d’excellents ambassadeurs. »

Passer une soirée et une nuit chez les producteurs devient bien souvent une expérience sensorielle et humaine. On y pense avec émotion, on en parle avec de la lumière dans nos yeux !

Karine Morin, cofondatrice de Terego

> Consultez le site de Terego

Nouveaux adeptes

Pour les gens qui n’auraient pas encore décidé de tenter l’expérience du caravanage, il est encore possible de louer des véhicules récréatifs chez les détaillants qui font de la location, mais le choix est déjà limité. Toutefois, il y a encore des options quand on fouille sur les sites Rvezy et Outdoorsy, qui offrent la location directement auprès des propriétaires – ce sont un peu les Airbnb du véhicule récréatif.

De son côté, Josée Bédard nous confirme l’arrivée massive d’une nouvelle clientèle. Propriétaire de Roulottes Chaudière, à Saint-Nicolas, au sud de Québec, elle soutient que pas moins de 40 % de sa clientèle cette année est constituée de nouveaux adeptes, des familles en particulier.

« Certains nous disent qu’ils n’auraient jamais pensé faire du camping, ils viennent nous voir pour la première fois, c’est inédit, explique-t-elle. Mais je pense que ces gens-là vont prendre goût à voyager au Québec, je suis d’ailleurs convaincue que les trois ou quatre prochaines années seront très bonnes pour le milieu du VR. Parce que j’ai rarement vu des gens aller faire du camping pour ensuite les entendre dire qu’ils ne recommenceront plus. »

> Consultez le site de Rvezy

> Consultez le site d’Outdoorsy