Les camps de survie sont aussi populaires que nombreux aux États-Unis ou encore en Europe. Au Québec, le concept est plus récent, mais gagne du terrain à la vitesse grand V. De Saguenay à Mont-Tremblant en passant par Trois-Rivières, survol de quelques écoles dont les leçons pourraient… vous sauver la vie !

Audrey Ruel-Manseau Audrey Ruel-Manseau
La Presse

Kanatha-Aki 

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Le propriétaire du centre d’activités nature Kanatha-Aki à Val-des-Lacs, Stéphane Denis, et ses deux filles, Lou Denis et Léana Denis

C’est l’activité de traîneau à chiens du centre d’activités nature Kanatha-Aki qui a donné l’idée à son propriétaire d’offrir des formations en survie, il y a près de 10 ans. « On avait des gens qui nous demandaient comment faire un feu l’hiver, beaucoup de questions en ce sens, explique Stéphane Denis. On a pensé à un forfait “Journée survie” pour expliquer tout ça. Puis, comme on aime faire les choses en grand, on est rendus avec le forfait de largage en hélico. En 10 ans, on s’est adaptés à la demande et je dirais que cette année particulièrement, elle a augmenté de 400-500 %. » L’entreprise familiale offrait normalement un stage Héli-Extrême par saison. La tendance de cette année est de deux par mois. « Les gens ne connaissent pas la nature et souhaitent la connaître. Ils se demandent ce qu’ils peuvent faire s’il arrive quelque chose […], mais il y a aussi l’attrait de vivre l’interaction en plus de l’instruction. » Plusieurs autres forfaits sont proposés, de quelques heures à trois jours, question de rendre l’apprentissage accessible au plus grand nombre.

Consultez le site de Kanatha-Aki : https://www.kanatha-aki.com/laurentides-quebec/index.php

Les Primitifs 

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Le guide de survie Alexandre Coser cueille un champignon sur un arbre afin d’expliquer aux participants qu’il peut devenir un atout majeur en situation de survie. Bien utilisé, ce champignon permet de transporter des braises sur de longues distances.

Ils portent bien leur nom : Les Primitifs offrent des stages de survie en forêt et des activités basés sur les méthodes ancestrales, « sans tous les gadgets et artifices » de notre ère moderne. Ils offrent une panoplie de formations, allant de la fabrication de mocassins à l’immersion de survie en passant par le pistage et la taille de pierre. Des formules adaptées pour les enfants sont aussi proposées. Les trois pôles principaux des Primitifs sont à Québec, à Saint-Faustin–Lac-Carré et au Saguenay, mais ils offrent des formations partout en province. D’ailleurs, beaucoup d’activités proposées cet automne affichent déjà complet.

Consultez le site de Les Primitifs : https://www.lesprimitifs.ca/

Redbeard Survival, école de survie

L’équipe de Redbeard Survival offre des stages de préparation à la survie qui intègrent des notions primitives ou modernes, selon la formation. Les activités vont de l’initiation d’une demi-journée (gratuite pour les 12 ans et moins) à l’immersion de 24 heures, puis de 48 heures. Plus la formation est longue, plus elle est avancée et moins de matériel est permis. « Dans la formation de 24 heures, les participants n’ont pas de sleeping, pas de tente ; ils voient comment éviter une situation de survie et comment y faire face. Pour la formation de 48 heures, les stagiaires n’ont rien d’autre qu’un couteau », décrit Michael Lizotte, fondateur de Redbeard Survival, une école de survie ayant ses pénates dans la région de Québec et des terrains de jeu au Saguenay et en Mauricie. L’ex-militaire a démarré son entreprise en 2016 et la demande est croissante. Il souhaite agrandir son équipe pour répondre à ce besoin. « Le survivalisme, je considère ça comme une contre-culture. On peut comparer ça à l’informatique dans les années 70, que l’on associait à des hippies, alors qu’aujourd’hui, tout le monde a un petit ordinateur dans ses poches. La survie, c’est la même affaire. Aux États-Unis et en Europe, ça fait une dizaine d’années que c’est très populaire. Il y a une prise de conscience qui s’en vient ici aussi et on sent un désir de la population de retourner aux sources. »

Consultez le site de Redbeard Survival : https://www.redbeardsurvival.ca/survie

Le Centre d’activités Tremblant

Le Centre d’activités Tremblant, situé dans le village de la populaire montagne, offre une journée d’initiation à la survie. La formation dure cinq heures, pendant lesquelles sont enseignées des techniques pour allumer un feu, s’orienter sans GPS, fabriquer différents types d’abris, gérer son stress, etc. La formation est accessible aux apprentis de tous âges et peut être ajustée pour les plus expérimentés. Le Centre offre aussi une journée de formation avec un trappeur.

Consultez le site du Centre d’activités Tremblant : https://www.tremblantactivities.com/a-survie-en-foret-mont-tremblant

Ailleurs dans le monde

Envie d’une épreuve encore plus dépaysante ? L’entreprise française Survivor Attitude offre des stages de survie en milieu urbain, dans la jungle de la Guadeloupe, dans le désert du Maroc et dans le froid des Alpes.

Consultez le site de Survivor Attitude : https://www.stage-de-survie-nature.com/

Le guide Denis Tribaudeau forme ses apprentis aux quatre coins du monde : France, Tanzanie, Népal, Philippines, Mongolie… Son site internet indique qu’il compte plus de 800 stages à son actif. 

Consultez le site de Denis Tribaudeau : https://www.stage-survie-tribaudeau.com/stages-de-survie-etranger