(Tain-l’Hermitage, France) En haute saison, les rues étroites de Tain-l’Hermitage sont prises d’assaut tôt le matin par les touristes gourmands. La Cité du chocolat ouvre à 9 h, mais les visiteurs font la file bien avant l’ouverture. Ils n’ont qu’une seule envie : s’enivrer de chocolat. Et ils sont servis.

Karyne Duplessis Piché Karyne Duplessis Piché
Collaboration spéciale

Du sommet des Alpes jusqu’à la mer Méditerranée, le Rhône coule aux abords d’innombrables vignobles prestigieux. Dans la Drôme française, le fleuve côtoie cependant une autre gourmandise : le chocolat. Le géant de la chocolaterie Valrhona est installé dans la petite ville de Tain-l’Hermitage depuis bientôt 100 ans, mais depuis 2013, son musée fait courir les foules.

« C’est une expérience de visite multisensorielle, explique le directeur de la Cité, Franck Vidal. Parce qu’on sent, on touche et on goûte surtout. »

Armés de deux carrés de chocolat au lait — le premier Tanariva et l’autre Guanaja lactée —, les visiteurs entament le parcours avec une dégustation comparée. Lequel des deux carrés est le plus fruité ? Lequel est le plus amer ? Sur un écran, des appareils diffusent une courte vidéo qui permet de comprendre et de commenter la dégustation.

PHOTO BARRET, FOURNIE PAR LA CITÉ DU CHOCOLAT

Sur un écran, des appareils diffusent une courte vidéo qui permet de comprendre et de commenter la dégustation.

Une fois qu’on sait comment apprécier le délice sucré, la visite se poursuit dans une chaîne de production format minimaliste où toutes les étapes de la transformation sont présentées.

Les visiteurs se dirigent ensuite vers une forêt de cacaoyers où on découvre la culture de la fève de cacao et les enjeux environnementaux. Tout ça, bien sûr, avec un morceau de chocolat à la main.

PHOTO FOURNIE PAR LA CITÉ DU CHOCOLAT

Au total, plus d’une quinzaine de produits sont offerts en dégustation aux visiteurs.

Au total, plus d’une quinzaine de produits sont offerts en dégustation aux visiteurs. Passant de la fève de cacao torréfiée, appelée le grué, à la pâte de cacao et, bien entendu, à tout un éventail de chocolats finis. Plus de cinq tonnes de chocolat sont offertes en dégustation chaque année.

Les goûteurs se massent toutefois autour du tableau (et du distributeur) qui raconte l’histoire du chocolat vedette de l’entreprise, le Dolcey. Ce chocolat blond a été créé par erreur en 2006 par un des chocolatiers de l’entreprise qui avait oublié du chocolat blanc dans un bain-marie. De son oubli est né un nouveau produit aux arômes envoûtants de biscuits et de caramel.

Inspiré du Québec

Le directeur Franck Vidal raconte que ses visites au Québec l’ont inspiré dans la mise en place du concept décontracté et interactif de la Cité du chocolat.

J’ai visité des musées à Montréal et à Québec avant l’ouverture de la Cité et ça m’a donné plusieurs idées. La manière dont les Québécois voient les musées m’a inspiré.

Franck Vidal

Au cours de la visite, des animations et des ateliers de pâtisserie sont proposés. Et une fois le parcours terminé, si vous avez encore de l’appétit, le restaurant au deuxième étage propose, le midi, un menu où le chocolat s’invite de l’entrée au dessert.

La Cité de Valrhona est le musée consacré au chocolat le plus visité en France. Plus de 142 000 personnes s’y sont rendues l’an dernier. Devant cette popularité, un conseil : il vaut mieux acheter ses billets en ligne avant de s’y pointer.

> Consultez le site de la Cité du chocolat : https://www.citeduchocolat.com/