Le tabagisme passif, c'est à dire l'exposition à la fumée des autres, augmenterait le risque de développer des troubles des fonctions cognitives, comme la mémoire, selon une étude à paraître vendredi dans le British Medical Journal (BMJ).

Mis à jour le 13 févr. 2009
AGENCE FRANCE-PRESSE

De précédents travaux avaient déjà montré que le tabagisme pouvait être un facteur de risque de déficit cognitif.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni) et de l'université du Michigan (États-Unis) ont mesuré le taux de cotinine (sous-produit de la nicotine) dans des échantillons de salive prélevés sur quelque 5000 adultes non-fumeurs âgés de 50 ans ou plus.

Les participants ont également été soumis à une batterie de tests neuropsychologiques évaluant les capacités de mémorisation, de calcul et de «fluence» verbale (par exemple citer le plus de noms d'animaux possible en une minute).

Les chercheurs ont trouvé que les plus hauts taux de cotinine étaient associés à un risque accru de déficit cognitif. Cette association a été observée aussi bien chez les personnes n'ayant jamais fumé que chez les anciens fumeurs.

Parmi les explications possibles, les chercheurs notent que le tabagisme passif peut favoriser les pathologies cardiaques et que celles-ci augmentent le risque de développer troubles cognitifs et démence.