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Saine et zen: Patricia Jean, pionnière apaisée

Patricia Jean est positive. «Souvent, on se plaint... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

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Patricia Jean est positive. «Souvent, on se plaint quand ça va mal, et on ne dit rien quand ça va bien, constate-t-elle. Je me suis donné comme objectif de faire le contraire.»

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE

Patricia Jean, 28 ans, va bien. «Je me sens "blessed", dit-elle en utilisant un mot anglais. Bénie.» Aujourd'hui calme et confiante, la jeune femme d'origine haïtienne a décidé, il y a quelques années seulement, de vivre selon ce qu'elle est vraiment, pas seulement pour plaire aux autres.

Mettre fin aux mensonges

Homosexuelle, Patricia est sortie du placard il y a environ cinq ans. «Mes amis me disent que j'ai l'air plus épanouie maintenant, indique la jeune femme. Quand on se ment à soi-même et aux autres, c'est lourd. Je n'ai plus de chaînes, je me sens légère.»

Donner l'exemple

«Quand j'ai cherché à faire mon coming out, je n'avais pas d'exemples de personnes noires gaies, sauf des "drag queens" qui ne me représentaient pas du tout, se souvient Patricia. Je suis allée dans le Village gai, où il n'y avait que des hommes blancs. Je suis allée dans un bar lesbien, où toutes les femmes étaient blanches. Je me suis demandé si j'étais la seule femme noire homosexuelle de Montréal...» Pour briser cet isolement, Patricia choisit de s'afficher publiquement.

Vivre pour soi

«Ma mère s'est éteinte il y a trois ans et demi, confie Patricia. Après cela, j'ai réalisé qu'on n'a qu'une vie à vivre, qu'on ne la vit pas à travers les autres personnes. Dans la communauté haïtienne, on accorde beaucoup d'importance aux qu'en-dira-t-on. J'ai changé ma façon de voir la vie, ma carrière, mes projets.»

Aimer bosser

Jusqu'alors analyste de crédit dans une banque - un travail payant, mais peu stimulant -, Patricia a accepté en octobre le poste de directrice générale d'Arc-en-ciel d'Afrique, organisme de défense des lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres de la diaspora africaine et caribéenne. «On passe tellement de temps au travail que ça devient toxique pour le mental, quand ça ne nous plaît pas», constate-t-elle.

Révéler l'état de Bouddha

Déçue par la religion catholique, Patricia récite tous les matins Nam myōhō renge kyō, une pratique du bouddhisme de Nichiren. «C'est un mantra pour permettre à son intérieur de s'illuminer pour voir les belles choses, décrit-elle. Ça me rend consciente. Physiquement, les vibrations sont aussi bénéfiques.» La jeune femme s'inspire aussi régulièrement du livre 108 perles de sagesse du dalaï-lama pour parvenir à la sérénité.

Marcher apaisée

«D'avril à septembre, je me suis promis de me déplacer soit à pied, soit à vélo, indique Patricia. Le métro, c'est stressant, tandis que marcher m'apaise.» Elle essaie aussi de manger moins de viande, «parce que les animaux vivent trop de stress dans les élevages», explique-t-elle.




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