Une Britannique affirme avoir soudainement commencé à s'exprimer en anglais avec un accent chinois après une grave migraine, se déclarant victime du syndrome de l'accent étranger, a rapporté mardi la presse.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Sarah Colwill, 35 ans, résidente à Plymouth (sud-ouest de l'Angleterre), a raconté avoir perdu l'intonation distinctive de cette région au profit d'un accent chinois, alors qu'elle n'a jamais visité la Chine.

Elle suit aujourd'hui une thérapie du langage, après avoir souffert en mars d'une crise de migraine qui lui aurait causé des dommages au cerveau.

«J'ai déménagé à Plymouth quand j'avais 18 ans, donc j'ai toujours parlé comme une habitante du coin», a expliqué Mme Colwill, citée dans plusieurs médias. «Mais après une crise (de migraine), des ambulanciers sont arrivés et m'ont dit que je parlais vraiment comme une Chinoise.»

«J'ai parlé à ma belle-fille au téléphone de l'hôpital et elle ne m'a pas reconnue», a-t-elle ajouté. «Depuis, mes amis raccrochent au téléphone parce qu'ils pensent avoir affaire à un canular.»

«Les premières semaines avec l'accent, c'était assez amusant, mais penser que je doive conserver cet accent chinois est vraiment déprimant», a-t-elle repris. «Ma voix commence à m'agacer maintenant. Ce n'est pas la mienne.»

Le syndrome de l'accent étranger est généralement associé à des traumatismes cérébraux. Il a été identifié pour la première fois au début du 20e siècle et quelques dizaines de cas dans le monde auraient été recensés depuis.