Les femmes qui prennent avec succès des antidépresseurs pour traiter des problèmes graves de syndrome prémenstruel (PMS selon l'acronyme anglais) devraient y penser à deux fois avant d'arrêter le traitement. Une sur deux fait une rechute quand elles arrêtent les antidépresseurs, selon une étude de l'Université de Pennsylvanie.

Mathieu Perreault LA PRESSE

Les femmes les plus à risque de rechute sont celles qui ont des problèmes très graves, et celles qui n'ont pas pris les antidépresseurs très longtemps. Cette dernière donnée laisse entrevoir qu'une femme qui prend les antidépresseurs pendant une durée suffisante pourrait éventuellement arrêter sans risques importants de rechute.L'étude, publiée dans la revue Archives of General Psychiatry, a suivi 174 femmes pendant 18 mois. La moitié prenaient l'antidépresseur sertraline pendant quatre mois, puis un placebo, et l'autre la sertraline pendant 12 mois, puis un placebo. Le taux de rechute allait de 40% pour le traitement long à 60% pour le traitement court.

Près des trois quarts des patientes ont eu des améliorations, et le quart ont été complètement guéries. Les patientes qui n'avaient plus du tout de PMS étaient les plus résistantes aux rechutes, qu'elles aient suivi le traitement court ou long.