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Carlos Slim met fin au règne de Bill Gates

AFP
Mexico

Le magnat mexicain des télécommunications Carlos Slim est désormais l'homme le plus riche du monde, selon le site internet mexicain Sentido Comun qui le place devant le fondateur et patron de Microsoft, Bill Gates.

La fortune de Carlos Slim a fait un bond considérable au cours des deux dernières années. Elle a été multipliée par deux depuis le début 2006 pour atteindre 67,8 milliards de dollars fin juin 2007 --soit près de 8% du Produit intérieur brut du Mexique-- grâce à la flambée des actions de ses entreprises. Sentido Comun, site internet reconnu pour ses informations et analyses économiques et financières, attribue aujourd'hui à Bill Gates 59,2 milliards de dollars.

Le magazine économique américain Forbes, qui publie chaque année un classement des plus grosses fortunes dans le monde, créditait le 29 mars Carlos Slim d'un patrimoine de 53,1 milliards de dollars, derrière le patron de Microsoft, avec 56 milliards.

Ce fils d'immigré libanais est à 67 ans à la tête du premier groupe de téléphonie en Amérique latine, du groupe financier INBURSA, du groupe industriel Carso et de chaînes de magasins et de restaurants.

Carlos Slim, visage rond, moustache poivre et sel, front dégarni, et revêtu de costumes mal taillés soulignant son embonpoint, est discret et peu connu. Il se tient à l'écart des médias.

Dans une de ses rares conférences de presse, en mars, il affirmait: «je n'ai pas l'ambition de dépasser qui que ce soit».

Surnommé le «roi Midas», il a bâti sa fortune dans les années 1980 en redressant des entreprises en difficulté achetées à bas prix.

Il a investi dans la décennie suivante dans la téléphonie au moment de la privatisation de l'opérateur téléphonique national TELMEX, qu'il a acheté à un prix nettement en dessous du marché.

Il profite ensuite du boom des téléphones portables, au Mexique où il contrôle 70% du marché avec Telcel et en Amérique latine avec sa filiale America Movil.

La fortune de Carlos Slim est l'objet d'un débat au Mexique et ses adversaires dénoncent des abus de position dominante. Il est soupçonné de collusion avec l'ex-président mexicain Carlos Salinas (1988-1994), perçu au Mexique comme le symbole de l'homme politique corrompu, qui était au pouvoir lorsqu'il a fait l'acquisition de TELMEX.

Sa recette? Pas de folie des grandeurs, une gestion de bon père de famille. «Structures simples, organigrammes avec des niveaux minimums de hiérarchie», «maintenir l'austérité dans les moments de prospérité renforce, permet de capitaliser, accélère le développement et évite des ajustements draconiens en période de vaches maigres», annonce le manuel du groupe Carso.

Ingénieur des travaux publics de formation, il est présent dans tous les secteurs de l'économie mexicaine, l'industrie, l'assurance, l'immobilier, la construction, les mines, l'hôtellerie.

Il prend progressivement du recul et délègue de plus en plus à ses trois fils, Carlos, Marco Antonio et Patricio, à la tête de son empire économique, qu'ils gèrent au jour le jour.

«La richesse de Slim, face à la pauvreté dans laquelle vivent des millions de Mexicains (la moitié des 104 millions d'habitants du pays) fait qu'au lieu de louer les qualités du chef d'entreprise, beaucoup le critiquent au Mexique ou le cite en exemple pour illustrer la mauvaise répartition des richesses», note Eduardo Garcia, le directeur de Sentido Comun.




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