L’un combattra à la maison pour la première fois en cinq ans. L’autre montera sur un ring étranger pour la toute première fois de sa carrière.

Jean-François Téotonio
Jean-François Téotonio La Presse

Mais ni le Russe résidant à Montréal Artur Beterbiev, ni l’Américain Marcus Browne ne prétendent ressentir une pression supplémentaire en vue de ce combat du 17 décembre, au Centre Bell.

L’enjeu est de taille, toutefois : il s’agit d’un combat de championnat du monde unifié des mi-lourds de la WBC et de l’IBF.

« C’est toujours mieux de se battre à la maison qu’ailleurs, a commenté Beterbiev en conférence de presse, lundi. Je n’ai pas de problème à me battre aux États-Unis ou en Europe parce que j’ai beaucoup d’expérience. »

J’aime pouvoir me battre à Montréal. Ça fait presque neuf ans que je vis ici avec ma famille.

Artur Beterbiev

« Montréal, c’est ma ville ! », a lancé Beterbiev en français quelques instants plus tard.

Marcus Browne se dit « prêt » après avoir fait des « sacrifices », lui qui a déménagé de New York à Dallas, au Texas, pour s’entraîner avec Derrick James.

« La Terre est mon territoire, souligne Browne. Ça ne change rien où le combat a lieu. Je suis prêt à montrer ce sur quoi j’ai travaillé. »

« Un adversaire de qualité »

Browne a 30 ans et montre une fiche de 24 victoires, dont 16 par K.-O., et 1 défaite. Il affrontera un boxeur d’expérience en Beterbiev (36 ans, 16 victoires par K.-O. et aucune défaite).

« On a un adversaire de qualité qui nous motive à nous entraîner à notre summum », a analysé l’entraîneur de Beterbiev, Marc Ramsay.

« Je vous garantis qu’avec le style de Marcus Browne, on va avoir un combat excitant pour les fans de boxe. […] On veut dominer tant d’un point de vue physique que d’un point de vue technique. S’il montre une faiblesse, on va l’envoyer aux douches. »

PHOTO GREGORY PAYAN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Marcus Browne

Malgré tout, n’allez pas sous-estimer Browne, prévient Ramsay.

« C’est un boxeur assez complet, ajoute-t-il. C’est un des plus rapides de toute la division. Sur le plan tant de ses déplacements que de la vitesse de ses mains. Il a une bonne expérience chez les pros. Il faut être prêt à 100 % à faire face à tout. »

L’affrontement entre Beterbiev et Browne aura lieu au sommet d’une carte fort intéressante où deux autres ceintures mondiales seront disputées. Marie-Eve Dicaire tentera de reconquérir son titre mondial IBF chez les super-mi-moyennes, tandis que le titre mondial des mi-mouches de la WBC sera à l’enjeu pour Kim Clavel.

Yvon Michel, qui organise ce gala avec Top Rank, a indiqué lundi prévoir un total de neuf combats le 17 décembre.

« Ce gala représente véritablement la relance de l’industrie de la boxe post-pandémie ici à Montréal, au Québec », a déclaré le promoteur.