Le contexte demeure difficile pour les boxeurs québécois depuis maintenant une quinzaine de mois. Mais David Lemieux (42-4, 35 K. -O.) se dit néanmoins fin prêt pour son combat de vendredi contre le Péruvien David Zegarra (34-4, 21 K. -O.), au Holiday Inn de Cuernavaca, au Mexique.

Frédérick Duchesneau
Frédérick Duchesneau La Presse

Il s’agira d’un troisième combat pour Lemieux chez les super-moyens (168 lb). Il remontera enfin dans le ring après deux changements d’adversaires et un de lieu.

Le Québécois est dans le top 3 des aspirants de trois des quatre grandes fédérations.

« Il y a des évènements qui sont très importants côté affaires. Celui-là est crucial côté sportif, a dit le président d’Eye of the Tiger Management (EOTTM), Camille Estephan, en visioconférence avec les médias, lundi matin. On ne sera pas dans le vert à la fin de cet évènement. »

Crucial pour le maintien du positionnement dans les classements… et l’objectif ultime : Canelo Álvarez.

« On le pourchasse depuis longtemps », a rappelé le grand patron d’EOTTM.

Mais une étape à la fois. D’abord, David Zegarra.

« On frappe à la porte d’un combat de championnat du monde. David [Lemieux] va devoir non seulement gagner, mais être impressionnant », a indiqué le vice-président d’EOTTM, Antonin Décarie, des propos repris par Marc Ramsay, entraîneur de Lemieux.

« Je dois montrer pourquoi je ne devrais pas être dans le même ring qu’eux, a noté le boxeur à propos de ces combats qu’il ne peut se permettre de perdre. Ça ne me met pas de pression, ça me donne un petit coup de pied au derrière pour remonter chez les tops. »

Zegarra a tenu son camp d’entraînement sur place, au Mexique, afin de s’acclimater à l’altitude.

En 2018, il s’était incliné par K. -O. technique au 4round devant Erik Bazinyan (25-0, 19 K. -O.), aussi dans le giron d’EOTTM.

Bazinyan et Kean

Justement, ce dernier sera également de la carte vendredi. Classé 6e à la WBO chez les super-moyens, Bazinyan se mesurera à l’Américain Scott Sigmon (35-14-1, 18 K. -O.) pour les titres NABA et NABF, donc pour un positionnement enviable dans les classements WBA et WBC.

« Il mérite un combat d’envergure », a dit Estephan à propos de son boxeur qui n’est pas monté dans le ring depuis février 2020, à Rimouski.


PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Erik Bazinyan

Le même soir que le poids lourd Simon Kean (19-1, 18 K. -O.), qui renouera lui aussi avec l’action au Mexique. Il affrontera l’Américain Donald Haynesworth (16-5-1, 14 K. -O.).

« Un gars qui représente vraiment un danger », a dit Estephan.

Kean est apparu souriant, confiant et calme en visioconférence. Il a raconté ne pas vouloir faire de prédictions lorsqu’on lui a posé la question.

Sans pour autant perdre l’agressivité qui le caractérise, il entend gagner un round à la fois, autour de son jab.

Il faut ramener ça assez basique, la boxe, parce que quand on essaie de trop en faire, on fait tout croche.

Simon Kean

Vincent Auclair, qui l’entraîne depuis un an, a bien hâte de constater les fruits du travail de gymnase dans le feu de l’action.

« Ses partenaires d’entraînement ont vu beaucoup de changements dans la manière dont il boxait, a-t-il affirmé. Ce qu’il reste à faire, c’est l’appliquer le soir du combat. »

Finalement, Martine Vallières Bisson se frottera à la Mexicaine Maricruz Gomez dans un combat de six rounds.

Le gala devait à l’origine avoir lieu au Québec en avril, mais a été reporté et déplacé en raison des mesures sanitaires en vigueur.

Il sera diffusé sur Punching Grace à compter de 20 h. La délégation part pour le Mexique ce mardi.

Par ailleurs, Estephan a fait savoir que des membres de son organisation étaient en rencontre avec la Santé publique pour un évènement qui se tiendrait le 16 juillet, avec des fans dans les gradins, à Montréal, à Québec ou à Shawinigan.

La carte complète est montée et il reste un combat à programmer. Elle comptera sept combats locaux, ficelés, et un combat international avec Arslanbek Makhmudov, « qui devrait faire la finale de ce gala », a ajouté le président.