(Montréal) Après avoir essuyé un deuxième refus en 10 jours, le promoteur Eye of the Tiger Management souhaite maintenant former un comité de travail pour que les sports de combat puissent reprendre leurs activités au Québec.

La Presse canadienne

Dans une lettre adressée à Camille Estephan, président d’Eye of the Tiger Management, vendredi, le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a gardé le statu quo quant à l’interdiction des sports de combat dans la province.

La Direction nationale de santé publique y a notamment réitéré ses raisons pour lesquelles le niveau de transmission de COVID-19 lors des sports de combat est élevé et n’a pas semblé laisser une lueur d’espoir quant à un retour prochain.

Chez Eye of the Tiger Management, cet autre refus a été accueilli avec déception. Par l’entremise de son avocat, Me Anthony Rudman, le promoteur a insisté sur le fait qu’un comité de travail devait être formé afin de discuter des mesures de protection qui pourraient être mises en place afin de permettre la reprise de ce secteur d’activité.

Plus tôt vendredi, Yvon Michel, le président du Groupe GYM, avait d’ailleurs laissé savoir qu’il était prêt à s’impliquer dans ce dossier si on lui demandait de le faire.

Eye of the Tiger Management, qui a déjà tenté de présenter un protocole à la Santé publique et au ministère de la Santé et des Services sociaux, a indiqué qu’il ne comprenait pas pourquoi des sports d’équipe comme le hockey ou le football avaient eu la permission de reprendre leurs activités malgré des contacts fréquents.

Le monde du hockey balle au Québec a notamment été ébranlé récemment, alors que cinq cas de COVID-19 ont été déclarés à la suite d’un tournoi à Mirabel.

Eye of the Tiger Management a aussi ajouté que la majorité des pays industrialisés, incluant les États-Unis et la France — qui ont été durement touchés par la pandémie de COVID-19 — permettaient depuis déjà plusieurs semaines la pratique de la boxe professionnelle en l’absence du public.

Depuis le début du mois de juin, le promoteur Top Rank et le réseau américain ESPN présentent deux galas par semaine au MGM Grand de Las Vegas. Le protocole très strict doit être suivi à la lettre par l’équipe de tous les boxeurs.

Dans le cas des arts martiaux mixtes, l’UFC présente depuis le début du mois de mai des galas pratiquement chaque semaine et sans public. Les combattants doivent se soumettre à plusieurs tests de dépistage et les cas positifs se sont fait plutôt rares.