Nick Diaz va arriver à Montréal dans une dizaine de jours. S'il est fidèle à sa réputation, l'Américain devrait pimenter les journées précédant son combat du 16 mars contre Georges St-Pierre d'insultes bien senties.

Gabriel Béland LA PRESSE

St-Pierre est «une mauviette», a tonné Diaz en novembre dernier. Lors d'une conférence de presse, il y a un mois, il a aussi accusé le Québécois de dopage. Diaz cherche à entrer dans la bulle de GSP, mais le principal intéressé ne s'en fait pas.

«Ce n'est pas la première fois que je me fais insulter. Presque tous mes adversaires l'ont fait», a dit Georges St-Pierre jeudi lors d'un point de presse au gymnase Tristar, dans l'ouest de Montréal.

«Et ce n'est pas juste ça. Les gens connaissent mon passé: je me faisais battre à l'école par les plus vieux, j'étais victime d'intimidation, a raconté le champion de l'UFC à 170 livres. J'ai subi ça toute ma vie alors je suis habitué de dealer avec ces affaires-là.»

Pour sa part, St-Pierre n'est pas un grand partisan de cette tactique si prisée dans les sports de combat et qui consiste à faire sortir son adversaire de ses gonds. Il se tient loin des insultes et du langage ordurier. «Ce n'est pas moi, c'est tout», dit-il.

Mais ça ne l'empêche pas de comprendre pourquoi certains le font. «Les gars ne sont pas stupides et ils veulent faire de l'argent. Si vous regardez les chiffres, vous verrez que je vends beaucoup de pay per view. Alors, ils veulent se battre contre moi pour faire de l'argent, a noté St-Pierre, parlant des combattants qui l'insultent et le défient pour obtenir un combat. Ce n'est rien de personnel, les gars me défient pour faire du cash, ils veulent assurer leur avenir et c'est bien correct.»

Dans une forme parfaite

Georges St-Pierre est revenu à la compétition le 17 novembre dernier en remportant un combat par décision unanime contre Carlos Condit. Opéré au ligament croisé antérieur du genou droit, il avait passé de longs mois en rééducation.

En comparaison, sa préparation pour le combat de Diaz est du gâteau. «Contre Condit, il fallait que je me remette en forme, c'était tout un processus, a rappelé l'athlète montréalais. Mais quatre jours après le combat contre Condit, j'étais au gymnase en train de courir. Je n'ai pas perdu la forme après mon dernier combat.»

Son entraîneur, Firas Zahabi, parle de «fond athlétique». St-Pierre avait «perdu son fond» avant son retour contre Condit. Cette fois, contre Diaz, il est arrivé au gymnase en forme.

«Ce camp a été beaucoup moins difficile. Pas en terme de volume, car le volume est le même que d'habitude, a expliqué St-Pierre, mais parce que j'étais affûté. Je suis mieux préparé que jamais. Mieux qu'avant n'importe lequel de mes autres combats.»