L'Argentine, qui a battu l'Ecosse mercredi à Glasgow (1-0), lors du premier match de son nouveau sélectionneur Diego Maradona, s'est montrée plus combattive que lors de ses précédentes sorties, sous l'ère d'Alfio Basile, mais toujours aussi fragile.

Pablo San Roman AGENCE FRANCE-PRESSE

L'ancien N.10 avait affirmé vouloir transmettre en priorité à ses joueurs l'amour du maillot albiceleste, pour lesquels ils devaient être prêts à «mourir sur le terrain.»

«Il fallait surmonter la peur de perdre et ils (les joueurs argentins, ndlr) l'ont fait. Le plus important n'était pas de gagner aujourd'hui mais je voulais qu'ils donnent tout sur la pelouse», a affirmé Maradona après le match.

Ce changement d'attitude s'est perçu dès le coup d'envoi, les Sud-Américains se créant immédiatement trois occasions nettes et ouvrant le score par Maxi Rodriguez à la 8e minute.

«Nous savions que nous affrontions une mini-crise mais nous avons des joueurs qui sont des hommes et qui savent se sortir de ces situations. Cela me rend fier», a souligné le sélectionneur.

Après son but, l'Argentine a toutefois perdu de son allant et a rappelé, à plusieurs reprises, la formation qui s'était inclinée face au Chili (1-0) le 15 octobre en éliminatoires au Mondial-2010 de la zone Amsud, entraînant la démission de son sélectionneur d'alors, Alfio Basile.

Plusieurs absents de marque

L'absence de quatre joueurs de premier plan, les attaquants Lionel Messi, Sergio Agüero et Juan Roman Riquelme, ainsi que le milieu de terrain Juan Sebastian Veron, peuvent expliquer cette prestation en dents de scie des Argentins, même si l'Ecosse est loin d'être un adversaire redoutable.

Les Ecossais, auxquels ils manquaient plusieurs titulaires, blessés, ne sont que 33e au classement de la Fédération internationale de football (Fifa) et ils n'occupent que la deuxième place de leur groupe de qualifications pour la Coupe du monde en Afrique du Sud (Gr.9), à cinq points du leader néerlandais.

Sans Riquelme, l'Argentine n'a personne pour organiser son jeu, bien que Maxi Rodriguez et Carlos Tevez aient tenté d'accomplir cette tâche par intermittence. L'absence de buteur s'est également faite sentir, Gonzalo Higuain et Hernan Crespo, qui pourraient avoir ce profil, n'entrant pas pour le moment dans les plans du nouveau sélectionneur.

La défense, elle aussi, a montré des signes de faiblesse et les erreurs de Martin Demichelis et Gabriel Heinze auraient pu coûter un but aux Argentins face à un adversaire plus huppé.

Maradona a désormais trois mois, avant le prochain match des Sud-Américains, en amical contre la France, le 11 février à Marseille, pour résoudre ces problèmes, avec le manageur général de l'équipe, Carlos Bilardo, et ses adjoints Alejandro Mancuso et Miguel Lemme.

L'arrivée d'Oscar Ruggieri dans l'encadrement technique argentin, que le président de la Fédération Julio Grondona refuse catégoriquement, sera également un des sujets dont devra s'occuper le sélectionneur à son retour à Buenos Aires, après un détour par Madrid pour rendre visite à sa fille Giannina, hospitalisée en raison d'un problème lié à sa grossesse.