(Londres) Tottenham est toujours vivant ! Le finaliste de la Ligue des champions 2019, guidé désormais par José Mourinho, a assuré sa place pour les huitièmes de finale après avoir remonté deux buts de retard face à l’Olympiakos, pour l’emporter 4-2 et assurer la 2e place du groupe B.

Agence France-Presse

Après la victoire à West Ham (3-2) samedi pour le premier match sur le banc du coach portugais, on était impatient de voir évoluer les Spurs contre une équipe plus consistante que des Hammers à la dérive.

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José Mourinho célèbre le but de Serge Aurier, en 2mi-temps

Et si Tottenham aurait voulu oublier les 20 dernières minutes disputées en Premier League et les deux buts encaissés, ce sont les 20 premières qui ont été cauchemardesques cette fois-ci.

Les Grecs, derniers de la poule, avaient besoin d’un petit miracle pour rallier les huitièmes et n’ont, malgré tout, pas semblé être venus pour forcer le destin.

Bien organisés avec un bloc bas qui quadrillait le terrain, ils n’ont pas dû en revenir de se retrouver avec deux buts d’avance au bout de 18 minutes, situation qui a confirmé la friabilité de l’arrière-garde londonienne.

Une intervention suspecte de Danny Rose sur un long ballon et un manque d’agressivité de Davinson Sanchez a permis à Youssef El Arabi d’ouvrir le score du gauche et de 20 mètres (0-1, 6e).

C’est ensuite Ruben Semedo qui a marqué de près sur un corner qui a traversé les six mètres sans qu’on joueur anglais n’intervienne après un corner (0-2, 18e).

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Ruben Semedo, troisième à partir de la gauche, célèbre son but contre Tottenham en 1re mi-temps

Tottenham aurait peut-être baissé les bras du temps de Mauricio Pochettino et il serait tentant d’attribuer le mérite de leur spectaculaire renversement de situation à son successeur.

Et il est vrai que le changement tactique opéré dès la 29e minutes avec l’entrée du milieu offensif Christian Eriksen à la place d’Eric Dier, plus défensif, à défaut de changer radicalement le rapport de force, a au moins envoyé un message ambitieux aux joueurs.

Doublé de Kane

Mais c’est l’énorme cadeau de Yassine Meriah, qui a raté son dégagement sur un centre sans grand danger de Serge Aurier, juste avant la mi-temps, permettant à Dele Alli, très opportunément placé derrière lui dans les six mètres, de réduire le score, qui a fini de transformer l’âme du match.

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Dele Alli marque le 1er but des siens en fin de 1re mi-temps

Bien plus déterminés et agressifs après la pause, Tottenham a pu compter sur son arme fatale, Harry Kane, pour arracher la qualification par ses propres mérites.

Le buteur anglais a inscrit ses 22e et 23e but de la saison en 23 matchs, toutes compétitions confondues (2-2, 50e et 4-2, 77e).

Ces deux réalisations-en poussant un centre de Lucas Moura dans le but et d’une déviation subtile de la tête sur un coup-franc d’Eriksen-sont aussi ses 19e et 20e buts en 24 matchs de Ligue des Champions.

Entre-temps, Aurier y était aussi allé de son but, catapultant d’une puissant frappe spontanée du droit le ballon ans le petit filet adverse (3-2, 73e).

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Serge Aurier et Harry Winks, de Tottenham

À défaut de tout à fait convaincre encore, l’arrivée de Mourinho a permis au club de se remettre dans une spirale positive et de rêver à une deuxième partie de saison bien plus positive.