Alors que la Coupe du monde bat son plein en Russie, les joueurs de l'Impact de Montréal profitent de la trêve de 10 jours en MLS pour préparer leur match de samedi contre Orlando City et, surtout, pour se reposer.

Mis à jour le 21 juin 2018
Louis-Philippe Trozzo LA PRESSE

«Nous avons joué presque tous les quatre ou cinq jours dernièrement. Avoir 10 jours, c'est énorme pour nous. Ça nous permet de nous régénérer pour revenir encore plus forts à la reprise», a commenté le milieu Ken Krolicki, en marge de l'entraînement des siens, hier matin, au Centre Nutrilait.

Habitués à un rythme plus soutenu, les joueurs reconnaissent qu'il n'est pas évident de maintenir un niveau de concentration élevé au cours d'une aussi longue période d'interruption.

Le défenseur central Rudy Camacho explique que le moral du groupe n'en est pas pour autant affecté.

«Il y a une bonne ambiance à l'entraînement. On a gagné deux matchs sur les trois derniers. À Dallas, on a perdu le match, mais dans le jeu, il y avait du progrès. On a pu savourer un peu la victoire, se reposer et passer du temps en famille. Là, on avait 10 jours pour bosser à fond en vue de ce match important contre Orlando.»

Le match de samedi marquera d'ailleurs la mi-saison pour l'Impact de Montréal, un palier qui ne se franchit pas sans une évaluation franche de la première portion du calendrier.

Alors que Rémi Garde expliquait en début de semaine que son personnel d'entraîneurs commençait à trouver ses repères dans un championnat qui lui était inconnu il y a encore six mois, la chimie commence aussi à s'installer au sein d'un onze qui a largement été remanié dans l'entre-saison.

Malgré de récentes sorties plus encourageantes, le club tricolore affiche tout de même le pire différentiel de la ligue, à -13, et le plus haut total de buts encaissés à travers le circuit, avec 31, à égalité avec Orlando et San Jose.

«On sait qu'on a encaissé beaucoup de buts. Mais ce ne sont pas que les quatre derrière qui doivent se ressaisir, c'est tout le collectif, a fait remarquer Camacho. On va essayer de continuer à progresser comme ça et à se stabiliser.»

Interrogé à savoir si le possible départ de Rod Fanni, dont le contrat arrive à échéance le 30 juin, pourrait ébranler une défense déjà fragile, Camacho répond que «c'est bien de garder le même onze et la même défense quand on peut». «Après, on n'est au courant de rien. S'il doit partir, on s'adaptera.»

Enfin, le défenseur central Kyle Fisher a fait un retour sur le terrain avec ses coéquipiers, hier. Une opération à un tibia le tenait à l'écart du jeu depuis la saison dernière.

«C'est incroyable. Il travaille si fort depuis sa blessure. Je l'ai vu travailler dur dans la salle de gym et sur le terrain. Je vous assure qu'il n'a pas perdu sa motivation. Le voir sur le terrain aujourd'hui, je suis content pour lui», s'est réjoui son coéquipier Ken Krolicki.

À noter qu'il ne faut toutefois pas s'attendre à voir Fisher faire un retour au jeu officiel avant encore quelques semaines.