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Gorka Larrea: «Je pense à long terme»

Le milieu défensif de l'Impact Gorka Larrea (à... (Photo Graham Hughes, PC)

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Le milieu défensif de l'Impact Gorka Larrea (à droite) est rapidement tombé sous le charme de Montréal, du club et de ses coéquipiers.

Photo Graham Hughes, PC

Au-delà des informations factuelles, une recherche sur l'internet permet de rapidement saisir la personnalité de Gorka Larrea. Le milieu défensif de l'Impact est du genre à sauter dans les airs sur sa photo de mariage, à dire adieu à des partisans en reprenant un poème d'Antonio Machado ou à saluer, en personne, des ex-coéquipiers qu'il n'a plus côtoyés depuis trois ans.

Avec sa barbe de quelques jours et ses cheveux en bataille, Larrea est un joueur atypique pour qui l'art, le soccer et les amitiés s'entrecroisent depuis ses premiers matchs professionnels à la Real Sociedad. S'il a passé la majeure partie de sa carrière en deuxième division espagnole, le joueur de 30 ans pourrait d'ailleurs raconter en détail ses matchs contre le FC Barcelone ou ses débuts en Liga, une victoire de 4-1 acquise sur le terrain du grand Real Madrid, en mai 2004. Mais ses meilleurs souvenirs sont tout autres.

«À la fin, ce qui me rend le plus heureux, ce sont les gens que j'ai rencontrés en chemin. Cela dépasse les gros matchs contre Barcelone ou le Real. Ce sont des super moments, mais c'est pour l'ego. Et l'ego est ici, alors que le plus important est là, indique-t-il en montrant son coeur. Le plus important est la rencontre des gens, des amis, les expériences, les conversations dans le vestiaire, les douches...»

Au mois de mai, Larrea a retrouvé ce type de routine à Montréal, en entrant dans un vestiaire plombé par les mauvais résultats en saison. Le Basque s'est immédiatement fondu dans le groupe, tout en tombant sous le charme de la ville, du club et de ses coéquipiers. S'il intéressait des clubs de Finlande ou du Moyen-Orient, c'est en MLS qu'il voulait poursuivre sa carrière, quitte à se joindre à une équipe en difficulté.

En dépit de l'ambiance qui régnait au club à son arrivée, Larrea a une vision bien romantique de la situation et de l'obligation de résultat. «Cela importe, bien entendu, mais la façon dont l'équipe joue et travaille l'est également. Je crois en la manière, pas dans le résultat à tout prix. Parfois, tu gagnes, mais la façon dont tu y es arrivé n'est pas la bonne. Et dès que tu te mets à perdre, tu ne sais plus quoi faire. Quand tu perds souvent, il peut y avoir de la négativité, mais tu dois te montrer plus fort que ce sentiment. Pour avoir de la confiance, tu dois être heureux et positif.»

Successeur de Bernardello

Larrea, qui se remet d'une blessure à un mollet, s'est engagé avec l'Impact le 11 juin, soit une semaine avant le départ d'Hernan Bernardello à Cruz Azul. Quinze jours plus tard, il a disputé son premier match, contre les Whitecaps de Vancouver, aux côtés de Patrice Bernier. Le Québécois a rapidement vanté la complémentarité du duo et la meilleure répartition du travail par rapport à l'ère Bernardello. Travailleur acharné, Larrea libère parfaitement Bernier par son placement, son volume, et lui permet d'avoir l'esprit un peu plus offensif.

«Patrice est un excellent joueur qui a déjà évolué en Europe. Sûrement à cause de ça, on peut comprendre et lire le jeu d'une autre façon, puisque le style européen est différent, rétorque Larrea, qui est passé de milieu offensif à défensif au cours de la dernière saison. Dans la MLS, les matchs sont plus ouverts, plus rapides, mais j'essaie de m'adapter à ces caractéristiques, car j'adore jouer ici. J'apprends beaucoup de Patrice grâce à son expérience.»

La transition entre l'Europe et l'Amérique du Nord n'a également pas été un problème pour le numéro 33, qui a accueilli sa mère, une enseignante, et son frère durant le mois d'août. La MLS est une ligue qu'il suit du coin de l'oeil depuis longtemps déjà. Après son départ du CD Numancia, en 2013, et en quête d'un nouveau club, quitter le pays d'Andres Iniesta était une évidence pour lui. «J'ai joué en Espagne pendant 10 ans et c'était suffisant. J'ai joué dans tous les stades contre toutes les équipes. C'est un nouveau défi pour moi et je crois énormément dans cette ligue et dans cette équipe. Je ne pense pas seulement à cette saison, mais à long terme.»

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Matteo Ferrari... (Photo Jayne Kamin-Oncea, USA Today) - image 2.0

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Matteo Ferrari

Photo Jayne Kamin-Oncea, USA Today

Ferrari ne pense pas (encore) à l'an prochain

Matteo Ferrari connaît une saison à l'opposé de celle de 2013 avec un crescendo bien évident aux côtés de Wandrille Lefèvre. Montréalais de la première heure, en MLS, serait-il tenté de poursuivre l'aventure l'an prochain malgré ses 35 ans? Le défenseur central italien n'a pas fermé la porte à un retour, puisqu'il reste une année d'option à son contrat.

«Je n'ai pas encore pensé à l'an prochain parce qu'il reste beaucoup de travail à faire. On verra comment on finit la saison. J'aimerais, au moins, remporter le groupe en Ligue des champions, car ce serait intéressant de jouer les tours suivants, l'an prochain. Cela pourrait être une bonne raison de rester...»

Sa décision devrait donc s'en trouver facilitée si les progrès entrevus depuis deux semaines se prolongeaient jusqu'à la fin de la saison. Rappelons qu'au camp d'entraînement, Ferrari avait fustigé l'absence de renforts, cet hiver, malgré la perte d'éléments importants. Les résultats sur le terrain lui ont ensuite donné raison, a-t-il rappelé hier.

«J'ai dit ça au début de l'année, car j'étais à l'intérieur de l'équipe. Je voyais la qualité que nous avions, et ce n'était pas suffisant. Mais maintenant, nous formons une équipe différente. Les joueurs sont différents et la mentalité est aussi différente. Il reste que la mentalité ne se crée pas en une semaine. C'est un long processus, surtout quand il y a beaucoup de changements.»

Ferrari a finalement concédé qu'il sera «presque impossible» pour l'Impact de faire les séries. Selon lui, l'heure est déjà à la préparation de l'an prochain et à penser à ajouter quelques pièces intéressantes à l'équipe.

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Felipe de retour, Soriola blessé

Plus de peur que de mal pour Felipe, qui a pu s'entraîner normalement après avoir été touché à la cheville mardi.

La séance d'hier a toutefois été marquée par une douloureuse blessure à l'épaule de Gege Soriola. La dernière recrue de l'Impact, alignée en tant que milieu défensif, a immédiatement quitté le terrain, le bras dans les airs, avant d'être évacuée sur une voiturette. «Il était au duel, il s'est tourné rapidement et son bras est resté coincé avec celui d'Andres Romero, a expliqué Mauro Biello. Son épaule est sortie de son articulation.»

Par ailleurs, Hassoun Camara, suspendu à Houston, s'est entraîné avec les équipes des remplaçants. Eric Miller a pris sa place sur le côté droit de la défense.




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