La 17e MLS Cup de l'histoire est l'objet d'un large consensus. Peu d'observateurs imaginent, un instant, que le Dynamo de Houston puisse avoir le dessus sur le Galaxy de Los Angeles.

Mis à jour le 6 déc. 2012
Pascal Milano LA PRESSE

Conscients de ce statut, les Texans sont néanmoins prêts à gâcher la fête au Home Depot Center, demain après-midi. «Nous jouons assez souvent ce rôle. Nous ne sommes pas reconnus comme une équipe flamboyante comme Los Angeles, dit le défenseur André Hainault. Nous n'attirons pas l'attention comme eux à cause de ça, mais nous sommes efficaces.»

Battu dans ce même stade l'an dernier (1-0), le Dynamo croit dur comme fer en ses chances.

Avec un seul tir cadré - une tentative lointaine de Danny Cruz - et un seul corner, le Dynamo est complètement passé à côté de sa finale l'an dernier. Tout en évacuant la notion de match revanche, Hainault soutient que la leçon du 20 novembre 2011 a parfaitement été apprise.

Ses coéquipiers se montreront plus entreprenants. «Nous ne sommes jamais entrés dans ce match. Nous étions bien en place défensivement, mais avions justement été trop défensifs. Cette fois, nous aimerions mettre davantage notre marque sur le jeu.»

Plus d'options offensives

Absent l'an dernier, l'influent milieu de terrain Brad Davis sera au rendez-vous, demain après-midi. À ses côtés évolueront plusieurs éléments importants qui ont posé leurs valises à Houston au cours de l'hiver dernier ou pendant la saison: Boniek Garcia, Macoumba Kandji, Ricardo Clark...

Will Bruin, meilleur buteur texan en 2012, était resté sur le banc lors du premier acte de ce duel. «Il a été excellent toute la saison même s'il a moins marqué lorsque nous jouions en 4-3-3, a indiqué Hainault. Malgré tout, il a continué à travailler et à se sacrifier pour l'équipe. Et durant les séries, sa confiance a augmenté après son premier but et il est devenu conscient de ce qu'il pouvait faire.»

Avec quatre buts, Bruin est le deuxième compteur des séries, derrière Robbie Keane.

L'état d'esprit

Inefficace à l'extérieur durant la saison régulière, Houston est redevenu cette bête de voyage qui a joué un mauvais tour à Chicago, Kansas City et DC United.

À défaut de très grandes vedettes internationales, Houston mise sur une vaste expérience et sur un bon état d'esprit. Un exemple? La barbe des séries si populaire en hockey. «C'est une tradition qui remonte à 2007, je pense. Cela aide à la bonne ambiance chaque saison», explique l'international canadien. Il fallait évidemment davantage que quelques poils au menton pour réussir le parcours de Houston.

La victoire à Chicago lors du match-suicide a cimenté l'état d'esprit, ajoute Hainault. «Cela a créé une ambiance collective différente avec une intensité en hausse. Toute l'équipe a adhéré au projet et c'est l'ensemble des joueurs qui a guidé l'équipe vers la finale, et pas seulement le onze partant. Ceux qui sont entrés ont bien fait leur travail.» Dont Hainault qui a marqué contre DC United, quelques minutes après avoir échappé à un carton rouge.

Un entraîneur expérimenté

Si Bruce Arena, du Galaxy, est l'entraîneur le plus titré avec trois MLS Cup, son homologue texan, Dominic Kinnear, fait également partie du club des meilleurs.

Après deux titres en tant qu'assistant (2011 et 2003), il a guidé le Dynamo jusqu'au sommet en 2006 et 2007. Il a également perdu deux finales. En saison régulière, il est le quatrième entraîneur de l'histoire au tableau des victoires avec 114 succès depuis 2004.

«Sa force est de ne pas changer grand-chose. Il a beaucoup d'expérience, ce qui aide dans des séries qui peuvent durer près d'un mois. Il est également très intense à chaque entraînement: il exige toujours le maximum, il nous pousse toujours», conclut Hainault.

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