L'ex-meneur de l'équipe d'Argentine, Diego Maradona, a suggéré lundi que les joueurs sud-américains avaient pris des produits interdits avant de remporter le barrage pour le Mondial-1994 contre l'Australie, après lequel il n'y a pas eu de contrôle antidopage.

Publié le 23 mai 2011
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Pourquoi n'y a-t-il pas eu de contrôle antidopage lors du match contre l'Australie, alors qu'il y en avait eu dans tous les matchs? Ce qui s'est passé, c'est que pour jouer contre l'Australie, on nous a donné un café rapide. Ils mettaient quelque chose dans le café et grâce à cela nous courions plus et tu la mettais plein cadre», a-t-il dit à la chaîne de télévision America.

L'ex-numéro 10 a en particulier pointé du doigt le président de la Fédération argentine (AFA) et vice-président de la Fédération internationale (Fifa), Julio Grondona, qu'il ne cesse de critiquer depuis qu'il a quitté son poste de sélectionneur de l'albiceleste en juillet.

«Ils te font dix contrôles antidopage et comme par hasard, il n'y en a pas eu lors de ce match. C'est là qu'il y avait un piège et Grondona était au courant», a ajouté Maradona, lui-même exclu du Mondial-1994 pour un contrôle positif à l'éphédrine.

Ces derniers jours, le capitaine de l'équipe championne du monde en 1986 a multiplié les appels à la démission de Grondona, un «vieux» à la tête de l'AFA depuis 1979 et «un dictateur qui, lorsqu'il dit ''ceci est blanc'', est applaudi par tout le monde».

Il a en outre annoncé qu'il allait le poursuivre en justice pour avoir fait référence avec légèreté à ses problèmes d'addiction aux drogues, alors qu'il assure ne plus en avoir consommé depuis sept ans.

«Je suis vieux, mais je suis sain et c'est une chance. Il y en a d'autres qui ont la malchance de ne pas être sains et ce n'est pas pour des problèmes naturels, mais pour des problèmes qu'ils ont eux-même créés», avait déclaré Grondona.

Maradona, 50 ans, vient de signer un contrat pour entraîner le club Al-Wasl de Dubaï, dix mois après avoir quitté la tête de la sélection albiceleste après l'échec en quart de finale du Mondial-2010, en raison de désaccords avec Grondona et le manageur, Carlos Bilardo.