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Les limites de Stan Bowman

Stan Bowman (photo) a succédé à Dale Tallon... (Photo Kamil Krzaczynski, Associated Press)

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Stan Bowman (photo) a succédé à Dale Tallon en juillet 2009.

Photo Kamil Krzaczynski, Associated Press

Rien ne va plus pour les prochains adversaires du Canadien, les Blackhawks de Chicago.

Les anciens champions de la Coupe Stanley en 2010, 2013 et 2015 pourraient se retrouver au dernier rang du classement général après la visite du CH dimanche.

Avec six défaites consécutives, les Blackhawks ont deux points d'avance sur les Kings de Los Angeles, 31èmes, avec un match de moins à disputer.

Les Blackhawks ont une fiche de 3-11-1 depuis le congédiement de Joel Quenneville. Ils ne faisaient pas si mal sous l'autorité de Quenneville : 6-5-4.

Les regards se tournent désormais vers le directeur général Stan Bowman.

Il est sans contredit très difficile de maintenir intacte une formation championne en cette ère de plafond salarial. La marge de manoeuvre demeure très étroite.

Stan Bowman a succédé à Dale Tallon en juillet 2009. Les fondations étaient déjà très solides. Joel Quenneville était déjà en poste depuis un an.

Patrick Kane, Jonathan Toews, Patrick Sharp, Duncan Keith et Brent Seabrook étaient déjà avec l'équipe, de même que Martin Havlat, Andrew Ladd, Troy Brouwer, Brian Campbell et Dustin Byfuglien. Tallon venait d'embaucher Marian Hossa quelques semaines plus tôt.

Les Blackhawks ont remporté la Coupe dès la première année de Bowman. Peu de changements ont été apportés à la formation. L'équipe était déjà construite, le défi consistait à la garder la plus intacte possible.

Après la première Coupe, Bowman a réussi à se débarrasser de gros salariés sans trop affecter le rendement de l'équipe. Les départs de Byfuglien, Ladd, Kris Versteeg, Campbell et Brouwer en 2010 et 2011 n'a pas empêché Chicago de remporter deux autres Coupes par la suite.

Mais les jeunes joueurs obtenus en retour de ces vétérans n'ont jamais pu contribuer à renforcer le noyau : Joey Crabb et Jeremy Morin (Byfuglien), Ivan Vishnevskiy (Ladd), Rostislav Olesz (Campbell), Viktor Stalberg, Philippe Paradis ou Chris DiDomenico (Versteeg).

À court et moyen terme, les Blackhawks n'en souffriraient pas, en raison de la puissance de leur noyau, mais le temps allait les rattraper.

Sans oublier les sacrifices pour remporter les deux dernières Coupes : choix de deuxième ronde en 2014 pour David Rundblad, choix de première ronde en 2015 pour Antoine Vermette, deux choix de deuxième ronde, en 2015 et 2016, pour Kimmo Timonen, choix de première ronde en 2016 pour Andrew Ladd, choix de deuxième ronde et Philip Danault pour Tomas Fleischmann et Dale Weise.

Bowman a pu récupérer deux choix de deuxième ronde du Canadien pour Andrew Shaw. Ses recruteurs en ont profité pour mettre la main sur Alex DeBrincat, mais il a été deux ans sans choix de première ronde en 2015 et 2016.

Et depuis deux ans, plusieurs de ses décisions n'ont pas tourné en sa faveur. Bowman a obtenu des choix de deuxième et troisième rondes des Hurricanes de la Caroline, en plus de se débarrasser de l'affreux contrat qu'il a octroyé à Bryan Bickell, mais il a fallu offrir Teuvo Teravainen, son choix de première ronde en 2012. Teravainen a obtenu 64 points l'an dernier.

Le départ de son troisième défenseur, Niklas Hjalmarsson, en 2017 a fait mal. Connor Murphy n'a jamais pu le remplacer adéquatement.

Mais aucun échange n'a fait plus mal que celui d'Artemi Panarin, qu'il avait embauché à titre de joueur autonome de la KHL quelques années plus tôt. Panarin venait de connaître des saisons de 77 et 74 points. Bowman voulait ajouter du muscle à sa formation et il a rapatrié Brandon Saad. Celui-ci a obtenu 35 petits points l'an dernier, balloté entre le premier et le quatrième trio, tandis que Panarin connaissait la meilleure saison de sa carrière, à sa première année à Columbus, avec 82 points.

Bowman a eu l'audace la semaine dernière d'échanger le jeune centre Nick Schmaltz, 22 ans, 52 points l'an dernier et souvent encensé par Patrick Kane, pour obtenir le décevant Dylan Strome, troisième choix au total en 2015, et Brendan Perlini, un autre choix de première ronde.

Strome a quatre points, dont trois buts, à ses six premiers matchs à Chicago, au centre du troisième trio avec Alex DeBrincat et Alexandre Fortin. Mais les Hawks ont perdu ces six matchs. Schmaltz a cinq points en cinq matchs au centre du premier trio avec Clayton Keller à droite et Alex Galchenyuk à gauche. Les Coyotes ont remporté quatre de leurs cinq matchs depuis l'arrivée de Schmaltz, même si Galchenyuk se cherche (deux passes à ses 11 derniers matchs, pour 10 points, dont trois buts, en 20 matchs cette saison).

Chicago est également coincé au plan contractuel puisque Jonathan Toews, Patrick Kane, mais surtout les défenseurs Duncan Keith et Brent Seabrook, devront être protégés dans trois ans lors du repêchage de l'élargissement des cadres en raison de leurs clauses de non-mouvement. Le contrat de Seabrook, 33 ans, fait mal. Il touchera en moyenne 6,8 millions par saison jusqu'en... 2024.

À LIRE!

Grosse nouvelle du côté de l'Impact avec l'embauche hier de l'ancien joueur Patrick Leduc dans un rôle de gestionnaire. Leduc aura entre autres la délicate mission de faire le pont entre l'Académie et l'équipe première afin d'amener davantage de joueurs locaux sur la pelouse du stade Saputo. En plus de ses tâches d'analyste à RDS, Patrick Leduc était déjà très impliqué dans le développement des jeunes footballeurs au Québec.




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