L'attaquant du Canadien est furieux à l'endroit de Roman Hamrlik, qui fait partie du groupe de joueurs impatients d'en venir à une entente:

Publié le 22 nov. 2012
Mathias Brunet

"Je suis dégoûté, a confié Hamrlik à une télé tchèque. Il faut pousser Fehr contre le mur pour obtenir une entente.

Nous avons perdu le quart de la saison. C'est 425 millions. Qui va nous le redonner? Monsieur Fehr? On devrait tenir un vote entre les joueurs. Quatre questions: oui ou non, puis comptabiliser les votes. Si la moitié des joueurs veulent jouer, alors nous devrions signer l'entente. S'il n'y a pas de saison, il devrait abandonner et nous en trouverons un autre. Le temps est notre ennemi."

Cole n'a pas apprécié:

"Ce sont les commentaires les plus égoïstes que j'ai pu entendre depuis le début du lockout. C'est décevant. C'est un vétéran. Il devrait reconnaître les sacrifices des vétérans avant lui lors du lockout précédent, et comment nous en avons tous bénéficié. Certains de ces vétérans n'ont plus jamais joué. Je suis reconnaissant envers eux, ceux qui m'ont permis de gagner ce que j'ai gagné en pratiquant ce sport. Je m'en sens responsable. C'est peut-être la différence entre Hamrlik et moi."

Les principes de Cole l'honorent. Et je ne dis pas qu'Hamrlik a raison. Mais pourquoi un membre d'association n'aurait-il pas droit d'exprimer son opinion ? D'ailleurs, après avoir perdu une saison en 2004-2005, on disait que les joueurs avaient perdu la bataille. L'ont-ils vraiment perdue? L'avenir nous a montré que non. À preuve, la LNH les a remis en lockout sept ans plus tard.

Les propos d'Hamrlik déplaisent, mais je serais curieux de connaître le résultat d'un vote secret auprès des joueurs. L'ancien défenseur du CH ne paraitrait peut-être pas seul dans son camp comme c'est le cas aujourd'hui...