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Une première olympienne perd sa médaille pour dopage

La championne du monde 2005 du lancer du... (Photo : Matt Dunham, AP)

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La championne du monde 2005 du lancer du poids avait créé la surprise en s'imposant avec un jet de 21,36 m, loin devant l'immense favorite Valerie Adams (20,70 m) et la Russe Evgeniia Kolodko (20,48 m).

Photo : Matt Dunham, AP

Agence France-Presse
Paris

La Bélarusse Nadzeya Ostapchuk, championne olympique du lancer du poids aux Jeux de Londres, a été disqualifiée pour dopage lundi et s'est vu retirer sa médaille d'or, une première pour un athlète médaillé aux JO-2012.

La décision annoncée par le Comité international olympique (CIO) dans un communiqué, profite à sa dauphine, la Néo-Zélandaise Valerie Adams, championne olympique en 2008 et triple championne du monde en titre, qui récupère ainsi la médaille d'or.

Ostapchuk, 31 ans, a subi deux contrôles antidopage, la veille du concours et juste après sa victoire, qui ont tous deux révélé la présence dans ses urines d'une sorte d'engrais musculaire, la «méténolone, substance anabolisante figurant sur la liste des substances interdites 2012», précise le CIO dans son communiqué.

La Bélarusse, championne du monde 2005, avait créé la surprise en s'imposant avec un jet de 21,36 m, loin devant l'immense favorite Valerie Adams (20,70 m) et la Russe Evgeniia Kolodko (20,48 m).

Le classement de l'épreuve est revu en conséquence.

«L'administration du CIO reçoit pour instruction de réattribuer les médailles, diplômes et épinglettes de médaillés aux athlètes qui se sont placées derrière Nadzeya Ostapchuk dans l'épreuve susmentionnée, les trois premières étant Valerie Adams, Nouvelle-Zélande, première, Evgeniia Kolodko, Fédération de Russie, deuxième, Lijiao Gong, République populaire de Chine, troisième», indique la commission exécutive du CIO dans sa décision.

Échantillons conservés pendant huit ans

Jusqu'ici, sur la dizaine d'athlètes exclus des Jeux pour dopage par le CIO, seuls deux, une spécialiste des haies syrienne et un judoka américain, avaient eu le temps de prendre part aux compétitions.

Quelques prétendants au podium olympique étaient cependant tombés dans les mailles du filet avant de partir à Londres, dont le tenant du titre du 50 km marche, l'Italien Alex Schwazer, l'espoir marocaine du 1500 m Mariem Alaoui Selsouli ou encore l'haltérophile turc Fatih Baydar, médaillé européen.

Un compatriote de Nadzeya Ostapchuk, le lanceur de marteau bélarusse Ivan Tikhon, triple champion du monde (2003, 2005, 2007), s'était lui aussi vu exclure par anticipation des JO de Londres, rattrapé par des tests antidopage des JO-2004 et des Mondiaux-2005.

Tous les échantillons des tests des JO sont en effet conservés pendant huit ans - la durée de prescription fixée par le Code mondial antidopage - et peuvent être soumis à de nouvelles analyses en fonction des progrès de la science.

L'exemple des Jeux de Pékin a bien montré que les podiums n'étaient pas coulés dans le marbre. Deux médaillés, l'un d'or au 1500 m, Rachid Ramzi du Bahrein, et l'autre d'argent en cyclisme sur route, l'Italien Davide Rebellin, avaient été déchus un an plus tard.




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