Cela se poursuit! Depuis le début des séries, on a en effet droit à de grandes performances. Le premier match de la finale de l'Ouest a certes été à l'image des séries, cuvée 2009. Et, tel que prévu l'expérience des Red Wings de Detroit a eu préséance sur la jeunesse des Blackhawks de Chicago.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

L'équipe de Mike Babcock en est à sa troisième participation consécutive à la finale d'association, eux qui ont évolué dans cette phase des séries en huit occasions depuis 1995. Que font les Red Wings pour être aussi performants?

Il faut tout d'abord parler de talent. Mais on doit également noter la discipline de cette équipe qui a concédé un seul avantage numérique. De plus, ils excellent à faire travailler la rondelle avec la qualité de leurs passes.

Cela est possible parce que le porteur est bien encadré et il se retrouve régulièrement avec des options intéressantes. Dans les matches à venir les Blackhawks devront trouver un moyen de ralentir le passage des Red Wings en zone centrale.

Une équipe reposée

Contre une telle équipe, les Blackhawks savaient qu'ils devaient profiter de ces cinq jours de répit avant le début de cette série. Ils ont d'ailleurs entrepris le match en force. Dans les premiers instants, ils ont occupé régulièrement le territoire des Red Wings.

Mais on a tout de même été surpris de voir le quatrième trio des Hawks ouvrir la marque contre la ligne de Johan Franzen, Tomas Holmstrom et Henrik Zetterberg. On dira que Chris Osgood a mal paru sur ce but d'Adam Burish. Mais la pression exercée par Patrick Sharp, Ben Eager et Burish a provoqué ce faux pas.

Après ce but, les Red Wings ont réalisé que la finale d'association était commencée. Et, ils ont provoqué une erreur de Brent Seabrook à la ligne bleue offensive. Cela a valu une descente de Dan Cleary qui a battu Nikolai Khabibulin avec un tir parfait.

Attention aux revirements

La période médiane donne souvent droit à des erreurs à cause de la position des bancs. Lors de cet engagement, les arrières doivent revenir à leur banc qui est situé de l'autre côté de la ligne rouge. Dès le début de la période, les Hawks ont d'ailleurs été victime de quelques revirements en zone centrale ce qui a valu des attaques en surnombres des Red Wings.

De fait, cet engagement a été à l'avantage des locaux. Il a fallu que le gardien Khabibulin effectue de gros arrêts pour éviter le pire. Mais à force de provoquer des occasions, les Red Wings ont finalement pris les devants grâce à Franzen.

Après une lutte épique en coin de patinoire, il a volé une rondelle aux arrières Seabrook et Duncan Keith pour ensuite surprendre Khabibulin depuis  l'arrière du filet. Sur ce jeu, il faut apprécier l'effort de Franzen, mais on doit souligner une certaine nonchalance de part de Keith. Toujours est-il que c'était le huitième but de Franzen à ses neuf derniers matches. Et, dans la plupart des cas la mule marque grâce à du travail acharné.

Un avertissement aux Red Wings

Depuis le début des séries, les Red Wings avaient écoulé seulement 29 de leurs 40 infractions (72,5%) tandis que les Blackhawks ont excellé sur leur jeu de puissance (15 en 51 pour 29,4%). Et, les Hawks ont profité de leur seule attaque massive en début de troisième période pour égaler la marque. Le message est clair ! Les Wings doivent éviter le banc des punitions.

Et, à forces égales, Detroit a dominé cette rencontre. Khabibulin a retardé l'échéance, mais les Red Wings ont provoqué des embouteillages à l'embouchure de son filet pour marquer leurs deux derniers buts en troisième période. Mikael Samuelsson a tout d'abord été patient et il a attendu la congestion avant de lancer tandis que Dan Cleary a fait dévier un tir de Franzen. Mais, malgré cet avantage de deux buts, les Blackhawks ont démontré qu'ils pouvaient être menaçants jusqu'à la toute fin. Ce n'est qu'après le but dans un filet désert de Zetterberg que les partisans des Red Wings ont pu respirer à leur aise.