Stéphane Quintal, Patrick Roy et Marc Denis, trois anciens joueurs du Canadien qui ont chacun passé une entrevue pour le poste de directeur général, ont eu de bons mots pour l’organisation, et ce, même si on leur a indiqué au cours du dernier week-end que leur candidature n’avait pas été retenue.

Mis à jour le 18 janvier
Simon-Olivier Lorange
Simon-Olivier Lorange La Presse

« Je suis content d’avoir fait le processus, a dit Quintal à La Presse. Je suis content d’avoir fait l’entrevue, je me sens privilégié d’avoir été considéré. » Il a rencontré le comité de sélection au début du mois de janvier et a appris samedi qu’il n’aurait pas l’emploi.

Selon nos informations, le recrutement et l’évaluation du jeune talent occupaient une place importante dans les discussions avec les candidats, ce qui ne correspond pas au profil du Québécois de 53 ans, actuel vice-président sénior au département de la sécurité des joueurs de la LNH et employé de haut rang du circuit depuis plusieurs années. Après qu’il eut accroché ses patins en 2005 au terme d’une longue carrière sur la glace, l’ex-défenseur n’a fait partie d’aucune organisation comme administrateur.

Patrick Roy, lui, a préféré s’exprimer dans un communiqué publié par les Remparts de Québec, dont il est l’entraîneur-chef et le directeur général.

« Je remercie [le Canadien] d’avoir considéré ma candidature dans le processus qui a été mis en place », peut-on y lire. « J’aimerais féliciter Kent Hughes pour sa nomination et lui souhaiter tout le succès requis dans l’exercice de ses fonctions », ajoute-t-on.

En caractères gras, la mention « Aucun autre commentaire ne sera émis sur le sujet » conclut la courte missive. Selon Le Journal de Québec, Roy avait rencontré le Canadien le 7 janvier et n’aurait appris que lundi dernier, soit 10 jours plus tard, qu’il n’avait pas décroché le poste.

Marc Denis, ex-gardien dans la LNH et analyste bien connu à RDS, s’est brièvement exprimé sur le même sujet pendant l’émission Hockey 360, quelques minutes avant l’affrontement Canadien-Stars.

Il a qualifié d’« honneur » le fait d’avoir été rencontré. Les dernières semaines ont été « stressantes » pour son entourage, mais il a néanmoins « apprécié que [son] nom soit [considéré] pour un poste aussi prestigieux » que celui de directeur général d’une équipe de la LNH – une confrérie qui ne compte que 32 membres, a-t-il rappelé. Lui aussi a appris lundi qu’il n’était plus dans la course.

La Presse a tenté de joindre les deux candidats qui, avec Kent Hughes, étaient les derniers finalistes pour l’obtention du poste. Daniel Brière n’a pas souhaité fournir de commentaires. Quant à Mathieu Darche, il n’a pas donné suite à nos appels.

Roy le plus loquace

Roy a été l’un des candidats les plus loquaces avant la ronde d’entrevues. Le 30 novembre, soit deux jours après le congédiement de Marc Bergevin, l’ex-gardien de 56 ans, faisant honneur à la franchise qui le caractérise, a confirmé aux journalistes de Québec son intérêt de prendre les rênes de l’équipe avec laquelle il a remporté deux Coupes Stanley.

« Si le téléphone sonne, il sonnera et sinon, je vais continuer à faire ce que je fais, ce n’est pas plus compliqué que ça », avait-il d’abord dit. Puis, plus frondeur, il s’était demandé : « Qu’est-ce qu’ils ont à perdre de me donner la chance de voir ce que je peux faire avec ce club ? » La déclaration a rapidement enflammé les réseaux sociaux.

« Depuis 1993, le club tourne en rond. J’ai une feuille de route et c’est à eux de décider si ma feuille de route est suffisante », avait-il lancé. À ses yeux, la relance du club ne représentait pas « un gros défi » et pouvait se mettre en branle rapidement.

Le 3 décembre, lors du point de presse faisant suite à sa nomination comme vice-président aux opérations hockey du Tricolore, Jeff Gorton avait souri lorsqu’un journaliste l’avait interrogé au sujet de Patrick Roy.

« J’ai entendu parler de lui », a-t-il dit, pince-sans-rire, avant d’ajouter : « J’ai beaucoup de respect pour ce qu’il a fait dans sa carrière. […] Je ne veux exclure aucune candidature. Nous regarderons celles qui pourront s’ajuster à notre structure. »

En outre, le 6 janvier, après que TVA Sports eut annoncé qu’il serait reçu en entrevue au cours des jours suivants, Roy, amusé, a assuré qu’aucune rencontre n’était prévue à son horaire. Il semble toutefois que son entrevue ait eu lieu dès le lendemain.