C’est en gardant la tête froide que Yanni Gourde a pu atteindre les plus hauts sommets du hockey, et il ne va certes pas bifurquer de cette stratégie gagnante à une seule victoire d’une deuxième Coupe Stanley.

Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Ainsi, même si Gourde est un jeune homme bien de chez nous, qui a grandi dans les arénas québécois, ce n’est pas la chance de pouvoir soulever la Coupe Stanley en plein Centre Bell qui va l’énerver.

Pas tout de suite en tout cas.

« Je suis vraiment excité, mais ce n’est pas dans mes pensées », a commencé par répondre l’attaquant québécois du Lightning de Tampa Bay, dimanche après-midi.

Honnêtement, j’essaie de mettre tout ça de côté. Je suis vraiment concentré sur ma première présence en vue du match de lundi soir…

Yanni Gourde

Il faut dire que Gourde s’est fait demander, et de toutes les façons, si le possible triomphe de lundi soir au Centre Bell allait, peut-être, s’avérer assez spécial pour un gars de la place. Ce n’est pas un secret en plus : la Coupe Stanley sera présente au Centre Bell, cachée quelque part dans une pièce secrète au début du quatrième match.

À son crédit, il a répondu aux mêmes questions avec le même sourire.

« Je suis désolé d’être plate avec vos questions, a-t-il ajouté. Je me sens un peu mal d’avoir les mêmes réponses pour chaque question, mais c’est vraiment de la façon que je me sens et c’est la bonne approche pour moi. C’est ça là. »

Juste avant lui, Steven Stamkos avait offert à peu près les mêmes réponses, et ensuite l’entraîneur-chef Jon Cooper de même.

De toute évidence, bien qu’ils aient une très confortable avance de 3-0 dans cette grande finale contre le Canadien, les membres du Lightning ne sont pas du genre à afficher une confiance démesurée, ni du genre à placer des glacières pleines de champagne dans chaque casier du vestiaire juste au cas.

PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE

Steven Stamkos

Parce qu’ils comprennent qu’il leur manque une victoire. La plus difficile d’entre toutes.

« Nous n’avons jamais été ce genre d’équipe de toute façon, a ajouté Stamkos. Nous affrontons une très bonne formation ici en ce moment, et si une série se rend en quatre matchs ou en sept matchs, peu importe. Il n’y a jamais rien de facile à ce moment-ci de l’année.

« Nous savons que ce n’est pas facile de jouer contre le Canadien et nous savons aussi qu’il va tout donner lors de ce quatrième match. »

Cooper n’a par ailleurs guère voulu confirmer si l’attaquant Alex Killorn allait être de la formation lors du match de ce lundi soir au Centre Bell. « On verra demain », s’est-il contenté de répondre à ce sujet.

Rappelons que Killorn a été blessé lors du premier match de la finale, après avoir reçu un tir de Jeff Petry sur un pied. On ne l’a pas revu depuis.