(Montréal) On dit que l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil. Le Canadien doit espérer que la nuit achève.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne

La formation montréalaise a conclu un séjour à domicile qui n’avait rien de rassurant avec un dossier de 2-4-0. L’offensive connaît ses pires moments depuis tôt en février et le jeu défensif continue également de faire preuve d’inconstance.

Le retour au jeu de Carey Price après une absence de six rencontres n’a rien fait pour relancer l’équipe, samedi, alors qu’elle a encaissé une gênante défaite de 4-0 face aux Sénateurs d’Ottawa.

Le Canadien a accordé le premier but de la rencontre dans les cinq premières minutes de jeu cinq fois à ses neuf dernières rencontres, filant chaque fois vers la défaite.

« Ce serait bien de prendre les devants tôt pour prendre confiance, a admis Price en visioconférence après la défaite de samedi. Ça permettrait de prendre du rythme. »

Le défenseur Ben Chiarot, qui est revenu au jeu vendredi face aux Flames de Calgary après une absence de 15 rencontres en raison d’une fracture de la main droite, s’expliquait mal ce mauvais pli de l’équipe et n’avait pas de solution miracle à offrir.

« C’est un cliché, mais il faut être prêt dès la mise en jeu initiale, il faut être prêt pour commencer le match à l’heure, a-t-il dit. Il faut être prêt à égaler l’intensité de l’adversaire. »

Price n’a pas fait de miracle à son retour au jeu, cédant sur le premier tir des Sénateurs.

Et du côté de l’attaque, c’est la panne sèche généralisée. Le Canadien a marqué plus de deux buts dans un match une seule fois à ses sept dernières rencontres. Il a marqué un total de 11 buts au cours de cette séquence, dont un dans un filet désert.

De son côté, l’avantage numérique n’a généré que deux buts à ses 31 dernières occasions.

Tous ces ennuis font que le Canadien est loin de jouer à son plein potentiel.

« Quand nous jouons contre les équipes au sommet du classement, nous jouons très bien en jouant notre jeu, a dit l’attaquant Paul Byron. Mais nous tombons à plat contre des équipes comme les Sénateurs et les Flames, et nous ne savons pas pourquoi.

« Nous devons jouer de la même façon, peu importe l’adversaire. Chaque match est important. Nous devons progresser une étape à la fois pour être à notre meilleur une fois en séries. Il ne reste pas beaucoup de temps devant nous, mais nous savons dans ce vestiaire que nous pouvons jouer beaucoup mieux. Nous avons confiance en cette équipe », a ajouté le Franco-Ontarien.

Une situation frustrante

Les solutions pour relancer l’équipe devront venir du groupe employé samedi.

En raison des contraintes liées au plafond salarial et des règles sur les changements à la formation après la date limite des transactions, le Canadien n’a pas la marge de manœuvre nécessaire pour effectuer un rappel.

« Je ne peux pas faire de changements. C’est simple. Si c’était possible, j’en ferais, mais je le répète, dans la situation actuelle, je ne peux pas faire de changements », a martelé l’entraîneur-chef par intérim Dominique Ducharme, visiblement frustré.

Cela signifie qu’il ne faut pas s’attendre à un rappel de Cole Caufield dans l’espoir de relancer l’attaque, à moins qu’un joueur présentement dans la formation se blesse.

La seule lueur d’espoir à court terme est donc le fait que le Canadien a eu plus de succès à l’étranger (9-4-7) qu’à domicile (10-10-2) cette saison, et qu’il s’apprête à disputer ses cinq prochains matchs en Alberta.

Il a aussi eu du succès face aux Oilers (4-1-0), qu’il retrouvera sur la patinoire lundi et mercredi, avant une séquence qui pourrait s’avérer cruciale de trois rencontres face aux Flames.