Alors que son équipe entamera lundi son premier voyage de la saison, l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Joël Bouchard, est à « finaliser » son plan de match pour soutenir ses trois gardiens de but, qui n’ont plus d’entraîneur depuis que Marco Marciano est allé prêter main forte au Canadien de Montréal.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

« On finalise le plan. Évidemment, on ne laissera pas les gardiens de but à eux-autres mêmes pendant un mois. Ce n’est pas réaliste », a expliqué le coach et ancien joueur de la LNH, lors d’une mêlée de presse virtuelle vendredi avant-midi.

Rappelons que l’entraîneur des gardiens du Rocket de Laval, Marco Marciano, n’est plus avec le club-école du Canadien, et ce jusqu’au 19 mars. Il assure en effet l’intérim avec le CH, en attendant la fin de la quarantaine de Sean Burke, le nouveau « directeur » des gardiens du Tricolore, nommé dans la foulée du congédiement de Stéphane Waite plus tôt cette semaine.

Bouchard affirme qu’il annoncera « probablement » ses intentions ce dimanche. Il n’est pas exclu d’ajouter, même temporairement, une personne de plus à son équipe d’instructeurs. En plus de Marco Marciano, le Rocket aussi vu son adjoint, Alex Burrows, joindre les rangs du grand club après le départ de Claude Julien et de Kirk Muller. « Quand il arrive une situation, je tombe toujours en mode solution. Je ne suis pas un gars qui s’assoit de même, je ne deviens jamais une victime. Ce n’est pas ma façon de penser », a assuré le coach.

« Nos gardiens ne sont pas seuls »

Mais la pandémie de COVID-19 complique les choses, avoue-t-il. « Même si j’avais le gars parfait en ce moment, il faut qu’il fasse une quarantaine pour rentrer dans notre bulle. C’est la réalité, donc il ne pourra pas être là cette semaine, de toute façon », rappelle Bouchard.

Pour la semaine à venir, les trois gardiens du Rocket – Cayden Primeau, Michael McNiven et Vasily Demchenko – seront malgré tout bien accompagnés. « Les matchs vont être regardés par Sean Burke et Marco Marciano, puis il y aura des appels Zoom. À la fin, nos gardiens ne sont pas seuls dans l’océan en chaloupe. On est là avec eux. Et c’est pour une courte période », a fait valoir M. Bouchard, qui a côtoyé Burke avec les Coyotes de Phoenix et au Championnat du monde, notamment.

Nos gardiens, ce n’est pas comme s’ils s’auto-coachent. Ils savent ce qu’ils ont à faire, ils ont une routine, et nous, on fait les exercices avec eux. Je m’assure aussi de leur parler un peu plus.

Joël Bouchard, entraîneur-chef du Rocket de Laval

Au final, l’homme de 47 ans ne voit pas que du négatif à la situation actuelle. « Ce n’est pas nécessairement mauvais non plus de donner de l’autonomie à des gars, parfois, dans des situations plus difficiles. Je trouve que c’est correct : la vie t’amène des situations, et il faut que t’apprennes à les gérer. À date, ils font très bien ça, les trois », a-t-il rajouté en parlant de ses gardiens de but.

Premier voyage de la saison

Par ailleurs, le Rocket commence lundi une séquence de trois matchs sur la route, après avoir disputé ses huit premières parties à domicile. Au menu : les Senators de Belleville, lundi et mercredi, puis vendredi, les Marlies de Toronto. Ces derniers seront ensuite de passage dans la métropole, le 14 mars prochain.

L’équipe entend donner « du millage » au jeune gardien Cayden Primeau au courant des prochains jours, tout en continuant de « bien préparer » ses autres gardiens. « Il nous reste juste 28 matchs, donc il faut s’assurer de donner du millage à nos jeunes joueurs », a dit le coach. Il a précisé que ses joueurs auront congé samedi, avant de revenir à l'entraînement dimanche pour ensuite quitter la métropole lundi.