Thatcher Demko n’est pas à plaindre pendant le confinement provoqué par la pandémie de la COVID-19. Le gardien des Canucks de Vancouver est rentré en banlieue de San Diego, en Californie, et peut profiter de la chaleur entre les entraînements à l’intérieur... sa seule option en attendant la réouverture des centres d’entraînement des équipes de la LNH.

Joshua Clipperton
La Presse canadienne

Par contraste, Demko a reçu récemment un message texte de son coéquipier Jacob Markstrom qui lui a donné envie d’échanger le soleil et le sable pour le printemps suédois.

« Il m’a dit qu’il avait reçu son équipement par la poste et qu’il allait recommencer à patiner dès le lendemain, a raconté Demko. Je trouve ça génial pour lui. Je pense que je serais dans un meilleur état d’esprit si je pouvais passer du temps sur la patinoire.

PHOTO D'ARCHIVES DARRYL DYCK, THE CANADIAN PRESS

Thatcher Demko.

« Je lui ai dit à la blague que je prenais le premier vol et que j’allais dormir sur son divan. »

Markstrom, le gardien no 1 des Canucks, et d’autres hockeyeurs suédois ont pu continuer à s’entraîner sur glace puisque les autorités suédoises ont choisi une approche différente en ce qui concerne les règles de confinement pour lutter contre le nouveau coronavirus.

Le site hockeynews.se a publié sur Instagram des vidéos de Markstrom effectuant des exercices avec deux autres gardiens et un entraîneur. De son côté, le gardien des Rangers de New York Henrik Lundqvist a partagé une vidéo via son compte dans laquelle il montre un casier vide et des photos dans lesquelles on peut le voir en action sur la glace.

Demko était heureux de savoir que Markstrom continuait à s’entraîner, mais il a aussi blagué qu’il aurait aimé être né en Suède.

« Il doit être content », a dit Demko, lors d’une récente conférence téléphonique.

Demko a hérité des responsabilités de gardien partant quand Markstrom s’est blessé à un genou le 22 février. L’Américain âgé de 24 ans a admis qu’il aura besoin d’un peu de temps pour retrouver ses repères quand, et si, le jeu reprendra.

« C’est probablement ma plus longue période sans pouvoir aller sur la glace depuis que j’ai huit ou neuf ans, a dit Demko. C’est bizarre et c’est parfois un peu bouleversant.

“C’est aussi une occasion de se détendre. »

Depuis que la LNH a mis sa saison sur pause le 12 mars, Demko passe la majorité de son temps à s’occuper de son nouveau chiot et à réfléchir sur son premier véritable séjour à temps plein dans la LNH.

En 27 sorties cette saison, Demko a compilé un dossier de 13-10-2 avec une moyenne de 3,06 et un taux d’efficacité de ,905. Comme la plupart des jeunes gardiens, il a connu des hauts et des bas.

Il a connu des ennuis après que Markstrom se soit blessé, mais il croit qu’il commençait à prendre confiance avant l’interruption abrupte de la saison.

« Ça m’a permis de voir la différence entre le rôle de partant et celui de réserviste, a-t-il dit. Il y a une pression additionnelle quand vous jouez aussi souvent, c’est une grosse différence. C’était une bonne expérience de pouvoir vivre ça. »

Choisi en deuxième ronde, 36e au total, par les Canucks lors du repêchage de 2014, Demko a donc parfois eu des allures de gardien d’avenir de l’équipe, et parfois d’un joueur qui ne répondra pas aux attentes d’une équipe qui espère participer aux séries pour une première fois depuis 2015.

Demko sait que le contrat de Markstrom, qui est âgé de 30 ans, arrive à échéance au terme de la campagne. Mais pour l’instant, il ne veut pas regarder trop loin devant lui. Après tout, il serait même prêt à changer de place avec Markstrom pour vivre en Suède et pouvoir s’entraîner.