(Montréal) D’apparence plutôt calme et posée derrière le banc du Canadien de Montréal, Luke Richardson est aussi capable d’enthousiasme. On s’en est rendu compte mardi, lorsqu’il s’est exprimé au sujet de la brigade défensive du Tricolore, cuvée 2021, et plus particulièrement au sujet d’Alexander Romanov.

Michel Lamarche
La Presse Canadienne

Pendant une bonne partie de la visioconférence à laquelle il a participé, Richardson a eu à répondre à plusieurs questions sur Romanov, qui n’a toujours pas joué un seul match dans la Ligue nationale de hockey.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Luke Richardson

Qu’à cela ne tienne, ça ne devrait pas tarder, a laissé sous-entendre Richardson. Et à l’écouter décrire Romanov, les partisans du Canadien l’aimeront beaucoup.

« J’ai eu la chance de le voir jouer des matchs au Championnat mondial junior, et il est un joueur très compétitif. Et nous avons vu lors de notre première journée et notre première séance d’entraînement, il a frappé certains de nos joueurs. Nous n’attendions pas cela de lui, mais il est très compétitif et n’est pas le genre de joueurs à s’excuser », a illustré Richardson.

« Il aime se diriger vers la zone offensive, tirer au filet. Défensivement, il frappe dur et il n’a pas peur de bloquer des tirs. Il est athlétique et agile. Et il participe à tous les exercices avec énergie. C’est un plaisir de le regarder aller », a aussi indiqué Richardson dans son analyse du choix de deuxième ronde du Canadien en 2018.

Qualifiant Romanov de joueur dynamique, Richardson a aussi noté que le Russe de 20 ans est un bon élève, qui écoutait les directives avec attention et qui ne se gênait pas pour poser des questions.

Richardson n’hésite d’ailleurs pas à répondre dans l’affirmative lorsqu’on lui demande si Romanov a un brillant avenir devant lui.

« Je pense qu’il va devenir un joueur qui va apprendre rapidement. S’il se fait déjouer une fois, il donne l’impression qu’il est capable de s’ajuster et faire en sorte que ça ne se reproduira pas. C’est beau à voir. »

Richardson n’est pas né d’hier et il ne veut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Toutefois, dans les propos qu’il a livrés, on sent que Romanov sera en mesure de jouer à Montréal dès cette année.

« Il nous faut lui laisser une chance de se présenter et mériter ce poste. Mais c’est là, à sa disposition », a noté Richardson.

« Nous avons évalué des joueurs dans le passé qui étaient perçus comme des étoiles et qui ont bien fait dans la Ligue nationale. Nous ne nous attendons à rien de moins de la part de Romanov. C’est un joueur emballant à regarder, il joue avec passion et enthousiasme », a renchéri Richardson.

Profondeur et stabilité

Dans l’ensemble, Richardson s’est dit emballé du groupe de défenseurs qu’il aura sous la main lors de la prochaine campagne.

« Nous avons ajouté (Joel) Edmundson, un défenseur qui est fort, dur et compétitif et qui cadrera très bien au sein de notre groupe. J’ai parlé de Romanov et de l’énergie dans son jeu. Il y a (Victor) Mete, qui continue d’apprendre et qui s’améliore. On a vu ce que (Brett) Kulak pouvait nous apporter pendant que nous étions dans la bulle. Ils viennent complémenter notre ‘big three’ », a décrit Richardson en faisant allusion à Shea Weber, Jeff Petry et Ben Chiarot.

Mais plus que tout, Richardson s’est dit particulièrement impressionné par la profondeur accrue de son groupe de défenseurs.

« Dans les années passées, si nous avions un ou deux joueurs blessés, nous ne nous trouvions pas nécessairement en grande difficulté, mais nous n’avions tout simplement pas la profondeur pour maintenir le même niveau sur le plan de notre jeu défensif.

« C’est vraiment un bon pas en avant pour notre organisation. Marc (Bergevin) a fait de l’excellent travail pour assembler cet alignement, surtout au niveau de notre zone défensive. Ça nous donne la chance d’avoir beaucoup de stabilité, beaucoup de profondeur. Nous allons pouvoir afficher plus de régularité pendant la saison, et c’est un aspect où nous devons nous améliorer. »