Justin Munden était à la fois surpris et ému d’apprendre qu’il avait pu avoir un tel impact sur la carrière d’André Tourigny.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

« Je me souviens surtout que je ne comprenais pas grand-chose au début quand il essayait de parler en anglais, lance-t-il en riant. Je n’ai jamais su que ce meeting avait été important pour lui. »

L’ancien assistant capitaine des Huskies, aujourd’hui âgé de 34 ans, se trouvait au Nunavut lorsqu’il a répondu à l’appel de La Presse. Il a dû changer d’appareil deux fois parce que la communication était mauvaise.

« Après l’université, à St. Mary’s [en Nouvelle-Écosse], je suis retourné vivre à Rouyn avec ma femme, que j’ai rencontrée là-bas. Et vous savez, l’industrie minière, là-bas… je suis devenu mineur. »

Depuis huit ans, il extrait de l’or dans les mines souterraines du Nunavut. « Je travaille en rotation. Je passe deux semaines là-bas, puis je rentre deux semaines à Montréal, où l’on habite maintenant. »

Il est fier d’avoir été dirigé par André Tourigny. « Il m’a donné ma chance dans les rangs juniors. Et c’est incroyable qu’on puisse encore être en communication aujourd’hui. Je l’ai texté justement à la fin de l’été. »

Et pour les curieux, Justin Munden s’est lui aussi amélioré dans une langue qui lui était peu familière au départ. Il parle aussi bien français aujourd’hui que Tourigny parle anglais !

Lisez l’entrevue avec André Tourigny