Bien que Brett Kulak n’a toujours pas été aperçu au Complexe sportif Bell de Brossard, l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Claude Julien, a affirmé en riant qu’il était bien vivant quand un journaliste lui a posé une question sur son absence samedi. Cependant, si Kulak et Xavier Ouellet ne sont pas disponibles lorsque s’amorcera la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh, le 1er août, la défensive du Tricolore, qui n’était pas déjà pas une force de l’équipe, pourrait être encore plus fragile.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

Les vétérans Shea Weber, Jeff Petry et Ben Chiarot sont les valeurs sûres de l’équipe. Victor Mete a connu des hauts et des bas jusqu’ici dans sa jeune carrière et s’entraîne à l’écart avec cinq autres coéquipiers depuis vendredi pour des raisons qui demeurent nébuleuses en vertu des règles de la LNH au sujet des annonces sur les blessures et les maladies.

Les autres défenseurs qui se sont entraînés avec le Canadien depuis le début du camp sont Gustav Olofsson, Josh Brook, Noah Juulsen, Christian Folin et Cale Fleury.

Malgré les nombreux points d’interrogation entourant sa brigade défensive, Julien a tenté de calmer le jeu.

« Il n’y a pas d’inquiétudes parce que nous sommes encore plusieurs jours avant le début des séries, a-t-il dit plus tôt cette semaine. Nous travaillons avec les joueurs disponibles et nous faisons les ajustements nécessaires. Nous espérons que les choses vont tomber en place au fur et à mesure que les jours passent. »

Weber et Chiarot devraient composer le duo de confiance de Julien face aux Penguins. Pour sa part, Petry a commencé le camp avec Mete, mais a joué avec différents partenaires depuis que l’Ontarien de 22 ans a commencé à patiner avec un groupe restreint.

« Je me concentre sur mon approche afin de m’assurer d’être prêt pour le début des séries, a dit Petry. Je suis certain que j’aurai une meilleure idée de l’identité de mon partenaire quand nous approcherons du 1er août.

C’est un peu comme au début d’une nouvelle saison. Il sera important de bien communiquer avec mon partenaire pour être certain d’être sur la même longueur d’onde. C’est encore plus vrai dans ce contexte-ci, alors que tous les matchs seront cruciaux, puisque la ronde de qualification sera courte. »

La question du partenaire de Petry est une chose, celle de la composition de la troisième paire de défenseurs en est une autre.

Brook, Juulsen, Folin et Fleury luttent pour le poste de troisième défenseur droitier. Outre Chiarot, Mete et Olofsson sont les deux seuls défenseurs gauchers au camp en attendant les retours de Kulak et Ouellet.

Folin est le plus expérimenté du groupe. Il pourrait se retrouver sur la troisième paire, avec 250 matchs dans la LNH, dont six en séries éliminatoires. Juulsen, Fleury, Olofsson et Brook totalisent 144 rencontres d’expérience dans le circuit Bettman.

« Tout le monde travaille fort à l’entraînement et ils connaissent tous le contexte, a affirmé Petry au sujet des jeunes défenseurs de l’organisation. Il y a un certain degré d’incertitude et nous pouvons bien sûr perdre les services d’un joueur à tout moment. »

Juulsen a affirmé cette semaine être en santé, après avoir été ralenti par des problèmes de migraine depuis qu’il a été atteint au visage par deux tirs le 19 novembre 2018 face aux Capitals de Washington. De son côté, Fleury a admis avoir baissé la garde et peut-être joué avec moins d’intensité que lorsqu’il luttait pour un poste avec le grand club quand il a été questionné sur ce qui avait mené à sa rétrogradation chez le Rocket en janvier.

Olofsson, qui a été ennuyé par des blessures à l’épaule au cours des dernières années, a aussi dit être à 100 %. Folin et Brook n’ont toujours pas parlé aux médias depuis le début du camp, mais Petry a noté que Brook semblait tout faire en son possible pour s’insérer dans les discussions pour la troisième paire.

La défensive du Canadien pourrait en avoir plein les bras face aux Penguins. Cependant, Petry a rappelé que le Tricolore avait causé plusieurs surprises au cours de l’hiver. Le vétéran semblait jouer son meilleur hockey quand il affrontait les équipes de pointe de la LNH.

Petry espère que ses coéquipiers et lui ont encore quelques tours dans leur sac.

« C’est un atout d’avoir la confiance dans le vestiaire quand nous affrontons les bonnes équipes et nous avons eu du succès cette saison, a affirmé Julien. Nous espérons que ça va continuer, mais nous ne pouvons pas nous attendre à ce que ce soit automatique.

(Les Penguins) vont monter leur niveau de jeu d’un cran. Nous allons devoir faire la même chose », a-t-il conclu.