Tout indique que la LNH ne permettra pas à l’espoir du Canadien Alexander Romanov de jouer cet été, si reprise du jeu il y a.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

C’est ce qu’a indiqué le confrère de TSN Bob McKenzie mercredi matin.

Selon lui, la LNH et l’Association des joueurs ont tenu une longue soirée de négociations mardi, et les deux parties seraient très près d’une proposition d’entente sur laquelle les joueurs seront appelés à voter. Cette entente couvrirait à la fois les phases 3 (camps d’entraînement) et 4 (début des matchs) du retour au jeu cet été, de même qu’une prolongation de la convention collective, qui expire pour le moment en 2022.

Cette entente règlerait aussi le statut des joueurs qui, comme Romanov, veulent faire le saut en Amérique du Nord. Romanov a disputé la dernière saison en KHL. Le 8 mai dernier, le Canadien a annoncé une entente de principe avec lui. L’équipe et le joueur avaient alors bon espoir que le contrat s’applique dès la reprise du jeu, tandis que la ligue faisait valoir que l’entente serait seulement bonne au début de la saison 2020-2021. Il semble que la LNH ait gagné ce point.

La situation demeure toutefois très fluide et certains détails peuvent encore changer. Un scénario qui circule : que des joueurs dans la situation de Romanov puissent tout de même « écouler » la première année de leur contrat cet été, même s’ils ne sont pas autorisés à jouer. Avec un tel compromis, le contrat de recrue de Romanov expirerait donc à l’été 2022 plutôt que 2023, un avantage pour le joueur, qui pourra toucher plus rapidement une augmentation salariale. Ce n’est toutefois qu’un scénario, et on ignore s’il apparaîtra dans l’entente finale.

L’attaquant Kirill Kaprizov (Wild du Minnesota) et le gardien Ilya Sorokin (Islanders de New York) sont dans la même situation que Romanov.

Il sera intéressant de voir comment le Tricolore gèrera le développement de Romanov, qui n’a pas joué depuis mars. S’il n’est pas admissible à jouer cet été, et que la LNH conclut la présente saison en septembre, l’ancien choix de 2e tour du CH pourrait passer plus de huit mois sans jouer. En conférence téléphonique en mai, Marc Bergevin avait évoqué une possibilité qu’il soit prêté à une équipe européenne l’automne prochain, sans entrer dans les détails. L’agent de Romanov, Dan Milstein, a toutefois indiqué à La Presse mercredi qu’il n’y a eu aucune négociation en ce sens pour le moment.

Les villes-bulles au Canada

Selon McKenzie, la LNH aurait également fait son choix des deux villes-bulles qui accueilleraient les équipes à la reprise des activités. Ces villes seraient Toronto et Edmonton. Las Vegas, qui faisait partie des favoris depuis le début, aurait donc été écartée.

Enfin, selon Pierre LeBrun, l’entente entre la LNH et les joueurs ferait en sorte que la participation de la LNH aux Jeux olympiques de 2022 et 2026 serait inscrite à la convention collective. Il resterait évidemment à la ligue à négocier les modalités avec le Comité international olympique (CIO).

Les joueurs de la LNH ont participé à cinq éditions de suite des JO (1998 à 2014), mais pas à ceux de 2018.