Hockey Québec a perdu près de la moitié de ses revenus en raison de la crise causée par la COVID-19, a appris La Presse.

Alexandre Pratt Alexandre Pratt
La Presse

Conséquence : l’organisme cherche à réduire ses dépenses de façon importante. Son directeur général, Paul Ménard, a confirmé avoir présenté deux options au syndicat. Pour conserver leur lien d’emploi, les employés devront renoncer à la portion de leur salaire qui n’est pas couverte par la subvention du fédéral. Dans les conditions actuelles, ça représente une perte salariale de 25 %. Sinon, Hockey Québec procédera à des mises à pied, autant permanentes que temporaires.

Selon M.  Ménard, la direction et le syndicat privilégient la première option. 15 des 22 employés de Hockey Québec sont syndiqués.

« Nos revenus proviennent principalement de quatre sources, explique M.  Ménard. D’abord, le membership. Nous souhaitons que tous nos membres reviennent la saison prochaine, mais nous ne le savons pas encore. Ensuite, les tournois. Il n’y en aura pas avant la phase 6 [la dernière du déconfinement]. C’est une énorme perte de revenus pour nous. Au niveau du renouvellement des commandites, c’est aussi très difficile. Et compréhensible. Plusieurs secteurs d’activité tournent au ralenti. Restent les subventions du ministère, pour lesquelles on devrait répondre à tous les critères. »

« Ce qui est important pour nous, ajoute Paul Ménard, c’est de ne pas augmenter les coûts tout en conservant nos services. Pour ça, on n’aura pas le choix de réduire nos dépenses. »