C’est un sujet qui fait toujours réagir à Montréal, où les partisans ont eu bien peu à se mettre sous la dent au cours des dernières années. Mais Patrick Kane, Mathew Barzal et Mark Scheifele ont rappelé lundi à quel point Carey Price et Shea Weber ont encore la cote auprès de leurs pairs.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

Les trois joueurs étaient les invités de la Ligue nationale de hockey, qui organise quotidiennement des vidéoconférences avec quelques joueurs du circuit Bettman.

Comme il devenait lassant de demander à chacun de ces joueurs comment ils voyaient le retour au jeu éventuel une fois la pandémie de COVID-19 sous contrôle, le modérateur a proposé divers scénarios aux trois joueurs : le meilleur joueur avec qui se retrouver en deux contre un, le centre le plus difficile à affronter pour une mise en jeu importante, et leur meilleur trio de joueurs pour une prolongation, toutes époques confondues, notamment.

Ainsi, Kane, des Blackhawks de Chicago, et Scheifele, des Jets de Winnipeg, ont choisi Price comme gardien qu’ils aiment le moins affronter en échappée.

PHOTO D'ARCHIVES JEAN-YVES AHERN, USA TODAY SPORTS

Patrick Kane (88) se faisant dire non par Carey Price au Centre Bell.

« C’est sans l’ombre d’un doute Carey Price, a indiqué Scheifele. Il est si calme devant son filet. Sa confiance est si grande qu’il vous fait douter. Cette confiance et ses habiletés font de lui le gardien que je ne veux absolument pas voir en échappée. »

« Pour moi aussi, c’est Price, a ajouté Kane. Je me rappelle particulièrement de la séance de tirs de barrage au Championnat mondial junior de 2007 : j’avais terminé 0 en 2 dans cette séance. »

PHOTO TREVOR HAGAN, PRESSE CANADIENNE

Carey Price (31) a rappelé Mark Scheifele (55) l’étiquette concernant le cercle du gardien de but dans la Ligue nationale lors d’un match à Winnipeg le 15 octobre 2013.

Kane a aussi mentionné Andrei Vasilevskiy, dont les jambières sont extrêmement rapides. « Tu penses l’avoir battu, mais ses jambes sortent à la toute dernière seconde. »

Quant à Barzal, il a vanté le gardien des Predators de Nashville Pekka Rinne.

« Je ne sais pas pourquoi, nous avons toujours de la difficulté à marquer des buts contre Nashville. J’ai obtenu deux échappées contre lui et je n’ai pas réussi à le déjouer jusqu’ici. »

Dans le coin avec Weber : c'est dur, dit Kane

Ces propos ne sont pas sans rappeler les résultats du sondage effectué par l’Association des joueurs de la Ligue nationale de hockey auprès de ses membres, publié il y a quelques semaines.

PHOTO D'ARCHIVES ANDREW WEBER, USA TODAY SPORTS

Patrick Kane.

Pour la troisième année d’affilée, Price avait été nommé meilleur gardien du circuit. Sur les 515 répondants, 41,55 % l’avaient élu meilleur gardien de la LNH, devant Vasilevskiy (17,09) et Marc-André Fleury (8,93).

Quant à Weber, son nom a été mentionné quand le modérateur a demandé quel défenseur les trois brillants attaquants ne souhaitaient pas affronter à un contre un.

« Surtout quand il jouait à Nashville et que je devais l’affronter huit fois par saison », a indiqué Kane.

C’est une bête à affronter ! Il est si fort, si gros. Si vous vous retrouvez dans le coin face à lui, il y a aucune chance que vous ressortiez de là avec la rondelle. Si vous le faites, vous serez sévèrement puni pour cela.

Tommy Kane, des Blackhawks de Chicago

PHOTO GRAHAM HUGHES, PRESSE CANADIENNE

Shea Weber entrant en contact avec Taro Hirose, des Red Wings de Détroit, au Centre Bell le 10 octobre 2019.

« Encore aujourd’hui alors qu’il se retrouve à Montréal, même si je joue à l’aile droite, je me retrouve parfois sur l’aile gauche, face à lui. C’est physiquement difficile. C’est un des gars les plus difficiles à affronter à mes yeux. »

Scheifele a louangé le travail de Ryan Suter, du Wild du Minnesota, qui affronte les Jets huit fois par saison. Quant à Barzal, des Islanders de New York, il a vanté Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay.

« Il garde toujours la bonne distance avec vous et si vous tentez de le déborder, il est si grand à six pieds six que c’est impossible. […] Ce n’est pas le défenseur qui va vous éprouver le plus physiquement, comme Weber le fait, mais il est toujours collé contre vous, en parfaite position et en parfait équilibre. »